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Société Africaine des Nouvelle Technologies
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Sonara Les Grandes Ambitions sous la menace des lobbies

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SonaraLe directeur général, Charles Metouk a entrepris une série de réformes visant à rendre la raffinerie plus compétitive, au grand dam de ses nombreux détracteurs. Dans la volonté du chef de l’Etat Camerounais de mettre sur pied sa politique des Grandes ambitions, Paul Biya a entrepris une longue marche vers l’industrialisation du pays afin de faire entrer le triangle national dans le giron des grands Etats industrialisés du continent.

 

Un combat certes titanesque, mais réalisable qui se voit aujourd’hui à travers un soutien accordé à de nombreuses entreprises locales notamment la Société Nationale de Raffinerie. Un soutien qui se traduit par la validation du président de la République Paul Biya aux différentes suggestions de réformes proposées par le directeur de cette importante société publique, Charles Metouk, en dépit de la réticence des agents du mal agissant dans l’ombre.

 

Réformes

Depuis l’arrivée de Charles Metouk en 2002 aux commandes de la Sonara, ce dernier s’est donné le pari de conduire la Société Nationale de raffinerie vers l’excellence. Un objectif qui devait absolument passer une restructuration et l’adoption de quelques réformes afin de permettre à ladite société d’être davantage compétitive et performante sur le marché international. Par ailleurs, le but des réformes devait être d’augmenter le cahier de charges de la Sonara. En effet, à son arrivée, le seul cahier de charges attribué à l'entreprise limitait le rôle de la raffinerie à la « fourniture aux Camerounais de produits pétroliers finis et semi-finis ». «A ma prise de fonctions, en septembre 2002, la raffinerie présentait quelques problèmes : situation de trésorerie tendue, problème organisationnel, rapports avec les partenaires financiers et les fournisseurs locaux quelque peu difficiles », indiquait M. Metouk dans un entretien accordé à Oil Magazine.

A cet effet, afin de joindre les actes à la parole, le directeur général s’est proposé de procéder dans un premier temps à l’allègement des effectifs avec le départ de près de 200 personnes, ensuite d’assainir les finances à travers une comptabilité et un audit financier claire. Dans le domaine technique, Charles Metouck s’est proposé de réhabiliter l’outil de production devenu désuet et d’engager des travaux d’extension de l’usine afin d’augmenter les taux de production et par ricochet les rendements de la Société Nationale de Raffinerie.

Dans ce cadre, la société a contracté, début décembre, un prêt de 68,6 millions d'euros auprès du groupe bancaire privé Afriland First Bank pour moderniser la raffinerie et accroître sa production. Cette convention de prêt concerne quatre succursales (Cameroun, Guinée Equatoriale, République démocratique du Congo et Sao Tomé et Principe) du groupe Afriland dont le siège est au Cameroun. Le projet doit financer en partie la première phase de la modernisation de la raffinerie de la Sonara.

 

Résultats

Un article publié d’ailleurs dans le site internet d’InvestirauCameroun.net met en exergue les retombées positives de cette réforme. Ainsi, il est écrit que grâce aux réformes ainsi entreprises, les volumes de bruts produits au Cameroun et traités dans la raffinerie ont évolué de 6% en 2003 à 18% en 2008, soit environ de 130 000 tonnes à 400 000 tonnes. En 2008, la Société a enregistré ses résultats après 27 ans d’existence. Un succès sans précédent qui permet à ladite entreprise d’être concurrentielle en dépit des difficultés qu’elle rencontre comme la plupart de ses consœurs de l'Afrique de l'Ouest au niveau du gel des prix des carburants à la pompe. L'Etat camerounais devait 40 milliards à la Sonara qui accusait alors un déficit de 17 milliards au moment de la prise de fonction de Charles Metouk. La situation était aussi quasi-désespérée vis-à-vis des banques où la Sonara trainait un encours de 17 milliards.

Pour sortir de cet imbroglio financier, toujours selon ce site, Charles Metouk a obtenu de l'Etat la signature d'un contrat de performance axée sur la suppression du soutien étatique au prix appliqué au consommateur. Fort d'un audit complet sur les comptes et sur les procédures opérationnelles de la société, le directeur général a ensuite engagé un plan de redressement de 5 ans avec les résultats encourageants enregistrés à la fin 2008. La direction générale veut désormais réparer un contresens : l'exportation entière du pétrole camerounais à l'état brut. L'extension de la principale usine de la Sonara permettrait de raffiner le brut en terre camerounaise. L'objectif visé est d'accroître la production annuelle de la société qui devrait passer de 2,1 à 3,5 millions de tonnes. L'entreprise a entamé la restructuration de ses charges fixes. Conséquence, une opération de départs volontaires qui devait concerner 1/3 du personnel entre 2005 et 2012 et qui a vu déjà l'effectif du personnel passer de plus de 700 employés à environ 500.

 

Difficultés

Loin d’être rose, la route qui mène au succès semble être semé d’embûches pour Charles Metouk. Le directeur général de la Société Nationale de Raffinerie rencontre de nombreuses difficultés qui ne l’empêchent cependant pas d’atteindre les différents objectifs fixés.

Au-delà de nombreux rapports défavorables expédiés à la Présidence de la République et qui sont l’œuvre de ses adversaires déterminés à indexer sa gestion afin de faire ainsi valoir une prétendue incompétence, la Sonara a reçu les visites inopinées de nombreuses missions du contrôle supérieur de l’Etat. Malheureusement, celles-ci se sont avérées infructueuses, n’ayant décelé aucune irrégularité.

Cet acharnement qui vise principalement à hypothéquer un volet très important de la politique de grandes ambitions du président Paul Biya peut s’expliquer doublement : chasser l’actuel Dg de la Sonara afin de faire main basse sur les marchés et le magot qui financera l’extension de cette société pétrolière qui se chiffre à plusieurs dizaines de milliards de Fcfa.

Pour le Directeur et son entourage qui relativise cette cabale, les détracteurs sont pour la plupart des personnes courroucées de n’avoir pas pu bénéficier de juteux marchés à la Sonara. En effet, le directeur explique que dans un souci de clarté, l’attribution des marchés ne se fait plus de gré à gré comme auparavant mais suivant la procédure normale. Une décision qui aujourd’hui, est loin de réjouir les différents détracteurs qui semblent avoir engagé parallèlement la croisade contre Charles Metouk. Pour ce dernier qui continue sa course sans ciller vers la modernisation de la Sonara au profit des grandes ambitions du chef de l’Etat, les chiens aboient pendant que la caravane passe.

 

Paul Tonye Njel

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