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Agriculture : 133 millions Fcfa distribués aux regroupements agropastoraux

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cultureC’est une subvention du programme d’amélioration de la compétitivité des exploitations familiales agropastorales  (ACEFA) redistribuée aux paysans le 5 janvier 2011 à Ngaoundéré. L’année 2011 ne pouvait pas mieux débuter pour les agriculteurs, éleveurs et apiculteurs de la région château d’eau du Cameroun.

 

Dans le respect du plan d’action 2010 du programme de coopération Franco- Camerounais, ACEFA financé sur fond C2d, des chèques d’un montant oscillant entre 1 million et demi et 4,6 millions de nos francs, ont été distribués à 58 groupes d’initiatives communes (Gic).

 

C’était le premier acte d’une série de remises de subventions qui va mobiliser les producteurs des départements du Mbéré, du Faro et Déo, du Mbéré et du Mayo-Banyo dans un proche avenir. A ce propos, pour la cérémonie qui a été présidée par Bouba Moumini, coordonateur du programme ACEFA aux côtés de Issa Minista, délégué départemental de l’agriculture et du développement rural de la Vina, et de Bobo Bakary, président de la plateforme des producteurs agropastoraux de l’Adamaoua, ce sont uniquement les regroupements de producteurs du département de la Vina qui ont été réunis dans les boukarous d’un hôtel de la place de Ngaoundéré dans les fins de recevoir des appuis d’une épaisseur globale de 133 millions Fcfa.

 

 

Développer les filières

Parmi les bénéficiaires, le Gic des jeunes agriculteurs de Wassandé. Pour les 75 jeunes installés en zone rurale sur les cendres de l’ancienne Sodeblé à 80 km de la métropole, la campagne agricole 2010  a été mauvaise du fait des pestes agricoles. Près de 20 hectares de maïs, de soja et d’autres cultures ont ainsi été dévastés par les dévoreurs localement appelés « Mbouda », ce qui n’a pour autant pas découragé les membres qui entendent intensifier leur production cette année grâce à la culture attelée. Le dossier qui a fait l’objet d’une sélection de la commission départementale se résume en l’achat de 8 bœufs, 4 charrues et charrettes pour un montant avoisinant les 3 millions de nos francs, défaut de matériels de travail adéquats qui rendent le travail pénible et ne permettent pas d’accroitre les surfaces cultivables.

Le chèque qui leur a été remis par Bouba Moumini voudrait donc « participer à garnir le parc à mécaniques du Gic dans l’objectif de rebooster la production et améliorer les conditions de vie » des adhérents de ce regroupement selon Yaya Yaouba, président du Gic. Des préoccupations également partagées par le Gic Manfé Djackaola de Ngangassaou. Pour dame Nana Mariama, la promotrice, cultiver du foin pour bovins est une gageure dictée par l’archaïsme et la modestie des moyens de culture.

Ayant constaté durant les deux dernières années que la cagnotte de 120 millions dévolue à la région château d’eau était insuffisante pour les producteurs, le programme ACEFA a entrepris de revoir cette enveloppe à la hausse en 2011 autour de 250 millions. Aussi, avant de remettre les chèques aux délégués des Gics, le coordonateur de l’ACEFA a appelé les uns et les autres à plus de conscience professionnelle et à déposer immédiatement le coupon reçu au sein de leur banques respectives. La responsabilité et la célérité dans l’utilisation de ces fonds devraient permettre de renflouer rapidement le compte au niveau de Ngaoundéré au montant équivalent et financer de nouveaux projets. Toutefois, des audits seront bientôt initiés au sein des Gics pour justifier de l’utilisation judicieuse de l’argent frais distribué, un appel d’offre restreint dans le but de recruter un cabinet est en cours, a indiqué Bouba Moumini.

Le métier d’agriculteur fait toujours face à de nombreux problèmes qui vont du retard du déblocage des fonds octroyés par le gouvernement à certaines filières porteuses dû à la lourdeur des procédures administratives, au non financement de l’agriculture par les banques Camerounaises, en passant par les difficultés climatiques, les pestes agricoles et oiseaux granivores, la cherté des intrants agricoles, la faible mécanisation qui limite la taille des superficies de culture, le faible taux de couverture des zones agricoles en personnels techniques, et les taux d’intérêts très dissuasifs pratiqués par les établissements de micro finance et la liste est loin d’être exhaustive. Des difficultés que le programme ACEFA vient combler dans les exploitations familiales agropastorales à travers ses aides multiformes qui visent la compétitivité des produits et producteurs du terroir à travers l’amélioration quantitative et qualitative de la production nationale et du cadre de vie des acteurs du monde rural.

 

Eric Nguélé

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