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La Chambre nationale des consommateurs du Cameroun (CNACOC) vient de dénoncer, avec vigueur, la mesure de deux syndicats portant hausse des prix des consultations médicales dans le privé depuis le début de l’année. Dans un communiqué publié lundi soir, cette association estime non seulement qu’il s’agit d’une hausse des prix pour laquelle ni l’Etat camerounais ni les associations des consommateurs n’ont été associés, mais qu’en plus cette mesure « met en danger la vie des pauvres Camerounais, voire l’ordre social en général ».
La CNACOC interpelle le gouvernement, qui ne devrait pas accepter une telle hausse décidée de manière unilatérale.
Dans un pays où le salaire minimum inter professionnel garanti (SMIG) tourne autour de 25.000 FCFA, elle se dit convaincue que « pour résoudre le problème des médecins, la solution peut se trouver ailleurs que dans les poches des malades démunis et vulnérables ».
En début 8 novembre dernier, des médecins privés regroupés au sein du Syndicat national des médecins privés (SYNAPEC) et duSyndicat des médecins du privé (SNMPC), ont annoncé la hausse des consultations médicales au Cameroun dès janvier 2011.
Ainsi, les consultations de médecine générale passent de 6000 à 10.000 FCFA les jours ouvrables, et de 10.000 à 15.000 FCFA les dimanches et jours fériés.
Chez les médecins spécialistes, elles passent de 10.000 à 15.000 FCFA les jours ouvrables, et à 20.000 FCFA pour les prestations de nuit, des dimanches et jours fériés.
Les syndicats de médecins privés justifient leur décision par le coût élevé du matériel de travail, mais aussi par le fait que les tarifs de leurs prestations sont restés inchangés depuis deux décennies.
Les pouvoirs publics n’ont pas encore officiellement réagi à cette décision.
