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Extraits de la réaction du Parti des Démocrates Camerounais après le message présidentiel. « S’il est vrai que le discours de fin d’année du chef de l’Etat est attendu par les citoyens que nous sommes, quelle que soit notre appartenance politique, il faut reconnaître que le discours du 31 décembre 2010 aura été une déclaration singulière.
En décembre 2009, comme au cours des années précédentes, le président Paul Biya parlait clairement de l’inertie comme frein à l’action gouvernementale. En décembre 2010, il a changé de vocabulaire mais le fond de sa pensée reste le même. Cette année 2010, il signale que : « dans les circonstances présentes la sous-consommation des crédits est incompréhensible ». Au PDC nous disons qu’il s’agit de l’inertie des banquiers. Mais nous affirmons aussi que l’Etat est seul habilité à donner une direction à la macroéconomie. Au PDC nous estimons que l’Etat pourrait prélever une forme d’impôt ou de taxe sur les fonds des banques dont les réserves sont excédentaires et qui n’accordent pas un taux plancher de crédits fixé par le pouvoir exécutif et prescrit au besoin par la loi.
L’Etat de son côté pourrait rendre plus de camerounais « bancables » en leur fournissant une carte nationale d’identité, avec noms, prénoms, date, lieu de naissance, adresse et créer plus de conditions de solvabilité accessibles à tous les citoyens quelle que soit leur classe sociale, par la promotion de l’auto-emploi et la mise en place d’autres outils sociaux d’insertion citoyenne. Les taxes prélevées sur les fonds excédentaires des banques pourraient servir à créer un Fond National de garantie du crédit au Cameroun.
Le président de la République poursuit en affirmant que : « La mise en œuvre de grands projets a connu un effet retardateur sur leur démarrage, à quoi s’est ajoutée – il faut bien le dire – une certaine passivité de quelques responsables ». Au PDC nous disons qu’il s’agit de l’inertie des grands commis de l’Etat et des membres du gouvernement nommés par le chef de l’Etat lui-même. « Je suis déterminé à faire sortir de l’ornière plusieurs dossiers qui stagnent depuis trop longtemps ». Au PDC nous disons que seule l’inertie des grands commis de l’Etat et des membres du gouvernement nommés par le chef de l’Etat lui-même fait stagner ces dossiers. « J’aimerais par ailleurs être sûr que nos grands projets font l’objet d’un suivi suffisamment volontariste ». Au PDC nous disons encore une fois qu’il s’agit de l’inertie des grands commis de l’Etat et des membres du gouvernement nommés par le chef de l’Etat lui-même qui illustre le manque de volonté dans le suivi des dossiers.
« Le manque de logements sociaux est aussi l’une des plaies de notre société. Je compte bien rouvrir ce dossier qui a fait l’objet de dérives inacceptables ». Au PDC nous disons que seule l’inertie, la corruption et la mauvaise volonté des grands commis de l’Etat et des membres du gouvernement nommés par le chef de l’Etat lui-même ont fait geler ces dossiers de façon inacceptable.
« La corruption, toujours elle, sans cesse renaissante et qui s’est étendue, semble-t-il, aux marchés publics. Nous continuerons à la traquer sans pitié ». Au PDC nous disons que seule l’inertie du système et de celui qui l’incarne est la cause de cette corruption sans cesse renaissante qui s’est étendue aux marchés publics. Nous doutons de la volonté du pouvoir de vouloir véritablement traquer les corrompus et les prévaricateurs. Nous nous posons d’ailleurs la question de savoir pourquoi le chef de l’Etat a ajouté le « semble t-il ? ».
