






![]() | Aujourd'hui | 34 |
![]() | Total | 2295034 |
Le président sortant ivoirien Laurent Gbagbo a accusé samedi 1er janvier 2011 l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) d'avoir «tiré sur des civils», et a de nouveau exigé son départ du pays. La tension restait vive ce dimanche en Côte d'Ivoire, à la veille d’une nouvelle visite à Abidjan des trois émissaires de Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) qui vont tenter d’obtenir le retrait de Laurent Gbagbo.
« L'Onuci a tiré sur nos concitoyens, deux de nos concitoyens que vous avez vus à la télévision, qui sont aujourd'hui à l'hôpital militaire d'Abidjan », a déclaré samedi Laurent Gbagbo à la télévision publique RTI.
La Cédéao a déjà mis « la machine en marche »
Alors que la crise a fait 179 morts ces deux dernières semaines selon l'ONU, qui pointe la responsabilité du pouvoir en place, les chances de succès de la médiation ouest-africaine paraissent minces, même si Laurent Gbagbo évoque « le temps du dialogue ».
Après un passage cette semaine à Abidjan, trois émissaires de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) doivent revenir lundi 3 janvier en Côte d'Ivoire. Les présidents Boni Yayi (Bénin), Ernest Koroma (Sierra Leone) et Pedro Pires (Cap-Vert) vont tenter d'obtenir le retrait du sortant.
Mais en cas d'échec, la Cédéao a averti qu'elle pourrait user de la force et a déjà mis « la machine en marche », préparant des plans pour un « dernier recours » au cours d'une réunion de chefs militaires à Abuja. Ils doivent de nouveau plancher sur la question mi-janvier au Mali. De « nouveaux pas » seront décidés d'ici mardi, a déclaré le chef de l'Etat nigérian Goodluck Jonathan, président en exercice de la Cédéao.
