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Les délibérations de la dernière session du conseil de la Communauté urbaine de Bafoussam se transportent dans un commissariat. La convocation est signée de Mathieu Douandji, commissaire de police principal qui demande aux accusés de se présenter à ses services à 08 heures muni chacun de sa pièce d’identité.
Au sein des conseillers, ce n’est pas la panique mais l’inquiétude est tout de même perceptible car beaucoup se demandent bien ce qui peut amener le commissaire à les convoquer entre les deux fêtes de fin d’année. De sources bien informées, cette convocation fait suite à un message porté du préfet de la Mifi M. Fouapon Alassa et serait en rapport à la dernière session du conseil de la communauté urbaine.
Inquiétudes
On se souvient qu’au cours de cette session, les conseillers avaient rejeté deux délibérations portant, la première sur l’augmentation des prix des comptoirs aux marchés A et B de Bafoussam ; et une deuxième portant sur l’interdiction des benskineurs de circuler sur certains axes de la ville. Ce refus de délibérer avait mis le délégué du gouvernement Emmanuel Nzété et le préfet sur tous leurs états, obligeant même le délégué du gouvernement à faire un meeting au marché A pour s’indigner de l’attitude des conseillers municipaux.
Après la session du conseil municipal, la Crtv et certaines radios avaient annoncé que les conseillers avaient ordonné l’augmentation des prix des comptoirs dans les marchés qui varieraient désormais de 5 000 à 80 000 Fcfa. Cette annonce n’avait pas plu aux grands conseillers qui ont réagi en signant un communiqué indiquant que les prix des comptoirs n’avaient pas changé. Les signataires de ce document dont les maires de Bafoussam II et Bafoussam III seraient accusés par les autorités d’excitations à la révolte par le biais de ce communiqué. Le communiqué avait été affiché au marché publié par certaines radios de la place. Auront-ils assez d’arguments pour échapper à la cellule même s’ils estiment qu’il est de leur droit d’informer les populations qui les ont élues. Beaucoup ont passé la fête de Noël aux côtés de leurs avocats pour s’assurer de passer un nouvel an paisible.
