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Flambée des prix :Les ménagères ont du mal à garnir leurs paniers de certains produits.

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marche01Les commerçants devant un dilemme.Un tour fait dans quelques marchés de Douala permet de reconnaître avec pertinence les produits de première nécessité les plus prisés en cette veille de fêtes de fin d’année et de nouvel an. Parmi ces produits, les prix de certains ont grimpé à la grande déception des consommateurs qui crient à la vie chère.


Le poisson, le poulet de chair, l’huile rouge et raffinée etc. Poisson maquereau, bar, capitaine d’après certains gérants de poissonnerie sont les variétés les plus demandées pendant les fêtes. Les maquereaux de petit volume en ce moment coûtent 950 Fcfa au lieu de 1200, 1300 Fcfa la semaine dernière, tandis pour les moyens il faut débourser un peu plus. La palette est ainsi acquise selon un détaillant à environ trente mille au lieu d’une vingtaine de mille comme par le passé. Au marché central de Douala, dans une poissonnerie visitée par La Nouvelle Expression, laisse entrevoir le kilogramme du maquereau à 1 100 Fcfa.

 

Les explications obtenues auprès du vendeur indiquent que la hausse du prix  s’explique par la rareté du produit sur le marché. Position soutenue par David Tségui, délégué régional du Commerce pour le Littoral qui parle de la pénurie du poisson sur  le marché mondial. « Lorsqu’il y a pénurie de certains produits sur le marché, on applique la loi de l’offre et de la demande », explique un vendeur d’huile de palme.

Congelcam pour clarifier les choses quant à la hausse du prix du maquereau,  à la suite de nombreuses accusations dont elle a été victime notamment, celle d’entretenir la spéculation, a donné dans le mensuel la Cloche du mois de décembre 2010, quelques clarifications. En effet, la direction générale indique qu’au moment où les prix de ces produits étaient fixés à 825 et 700 Fcfa, leur prix d’achat était à l’international à 1040 et 920 euros la tonne, ce qui auraient correspondu à 682,24 et 603 Fcfa le kg. « Actuellement leur prix d’achat sont de 1 155 et de 1070 euros la tonne, c’est –à dire 855 et 770 euros la tonne », affirme-t-elle, avant de conclure qu’elle a été obligée de vendre à perte.

Dans le même marché, un litre d’huile rouge oscille entre 800 et 900 Fcfa. Pour s’en défendre, certains opérateurs de la filière justifient cette hausse par les difficultés que Socapalm a enregistrées  dans la production des noix cette année. « Les noix n’ont pas mûri à temps et la production d’huile connaît quelques difficultés », justifie un vendeur au marché. Cette information a été confirmée par la délégation régionale du commerce pour le Littoral.  Quant à l’huile dans d’autres marché, elle fait également partie des produits dont les prix s’envolent. La quasi-totalité des huiles raffinées affichent une hausse qui varie entre 100 Fcfa, 200 et 300 Fcfa. Et  justement l’huile rouge obéit ces derniers temps à cette loi, d’autant plus que les ménagères n’en trouvent pas sur le marché.

Parlant de la volaille dont le marché à ouvert ses portes au marché Sandaga de Douala hier, il faut noter que le prix prend aussi des ailes. 2300 Fcfa pour un petit poulet de chair qui pèse entre 1, 8 et 2kg. Les plus gros oscillent entre 7000 et 7 500 Fcfa.

L’entrée en scène de l’interprofession avicole du Cameroun (Ipavic) dans les opérations des ventes promotionnelles engagées par les différentes délégations régionales du Commerce vient renforcer l’action du Mincommerce dans la matérialisation des mesures prises en mars 2008 par le chef de l’Etat pour l’amélioration des conditions de vie des populations contre la vie chère.

Ces caravanes itinérantes de vente de produits de consommation de masse, d’après David Tségui, délégué régional du Commerce pour le Littoral, illustrent le souci du Mincommerce à mettre en application les mesures du mars 2008. Aussi bien ces poulets de chair proposé à 2 300 Fcfa, seront aussi bien au marché Sandaga, qu’à ceux de Bonamoussadi (carrefour maçon et Terminus), de la Cité des palmiers, de Ndogpassi village, de Madagascar, de Douala II, de Mabanda ainsi qu’au marché New Deido.

En guise d’augmentation de 100 Fcfa sur le prix du poulet par rapport à l’année dernière, le délégué explique que ce changement est provoqué par la hausse du prix du mais et des provendes sur les marchés. La viande de bœuf coûte 2000 F Cfa pour le kilo avec os et 2400 F Cfa sans os pendant cette période dans les cinq arrondissements du Wouri.Le vice premier ministre, ministre en charge de l’Agriculture ouvre ce jour à Camtel Bépanda à Douala, un mini comice agropastoral pour permettre aux ménages de se ravitailler.

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