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Des vides techniques dus à l’insuffisance des groupes de danses traditionnelles et une fantasia qui n’avait rien de ce qu’elle est d’habitude. Lorsque près de 400 jeunes triés sur le volet par le comité local d’organisation (CLO) s’élancent sur la mélodie de waka-waka empruntée aux Zangaléwa par la colombienne Shakira sur la place des fêtes de Ngaoundéré, il est 14 heures.
Les mouvements d’ensemble conçus par Mme Tsogo Akoa Dorothée et Mushing willy enterrent alors une longue et triste période de quatre allocutions et des ratés sur le plan de l’enchainement des articulations et égaient enfin les Dixiades dont les débuts sont un peu tirés par les cheveux.
« La chorégraphie que vous venez de voir avait trois tableaux malgré le fait que tous les accessoires n’étaient pas réunis. Le premier tableau avait trait au cinquantenaire, le deuxième par rapport à la ville hôte, là également le décor n’était pas planté et le troisième tableau a représenté l’unité, des petites figures qui symbolisaient 10 régions, une nation, bref la philosophie des Dixiades. La figure de fin était circulaire ou une roue qui tourne, une projection des Dixiades qui sont appelés à aller dans toutes les régions… » a expliqué la coordonatrice des mouvements d’ensemble.
Le public au premier rang duquel Philémon Yang, invité de luxe ou surprise faite aux populations de la région de l’Adamaoua, bref tout ce beau monde qui a vigoureusement applaudi la performance et les tableaux originaux conçus, était loin d’imaginer les péripéties endurées par l’équipe à l’instant et pendant les 40 jours des préparatifs. « Il y’avait beaucoup de problèmes logistiques, tous les préparatifs ont pratiquement été faits sans moyen, c’était au prix de beaucoup de sacrifices et grâce à Dieu nous avons pu atteindre nos objectifs ce jour car Jusqu’à la dernière minute on ne savait pas si on allait avoir nos accessoires… » A renchéri Mme Tsogo.
Couacs
Au contraire de cette articulation qui a connu meilleur sort, d’autres ont simplement été risibles. Des vides techniques dus à l’insuffisance des groupes de danses traditionnelles et une fantasia qui n’avait rien de ce qu’elle est d’habitude, on a servi au Premier ministre des verts et des pas mûrs à l’image de l’austérité dans laquelle sont plongés les Dixiades 2010. C’est tirée par les cheveux et savamment raccommodée par le comité local d’organisation que la cérémonie d’ouverture est allé à son terme, en présence du colonel Kalkaba Malboum, président du CNOSC, du ministre des Sports et l’Education Physique Michel Zoa, Grégoire Owona, coordonateur des jeux, Baba Hamadou président d’honneur du CLO et des élèves des établissement scolaires de la ville réquisitionnés dans les fins de donner un caractère populaire à l’évènement.
Certaines sources dignes de foi affirment sous capes cependant que les jeux de Ngaoundéré auraient bénéficié d’une enveloppe importante de nos francs du ministère des sports, ceci sans compter les apports du comité olympique international (CIO), des sponsors et des élites. Tout se passe comme si le budget de ces Dixiades doit être gardé secret. En témoigne l’allocution du ministre Grégoire Owona qui n’a pas voulu faire parler les chiffres devant le peuple, se contentant de signaler la contribution de l’Etat en pourcentage, soit 70%.
Au-delà des couacs qui ont émaillé cet ouverture des jeux à Ngaoundéré relatif à l’improvisation des organisateurs et aux contraintes budgétaires que vit le pays comme le chante depuis le Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC), l’essentiel à retenir est que les compétitions se déroulent effectivement depuis le 16 décembre 2010 et que ces jeux vont permettre de détecter des talents à même de représenter valablement le Cameroun aux olympiades de 2016 au Brésil. Une exhortation à rester positif a été faite dans ce sens par le colonel Hamad Kalkaba Malboum , Grégoire Owona et Enow Abrams Egbe gouverneur de l’Adamaoua et président du comité local d’organisation, unanimement dans un point de presse organisé dans la matinée du jour d’ouverture dans les services de la région.
Eric Nguélé
