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Une étude commandée par la Gtz révèle les bienfaits de cette activité sur les revenus des populations et la forêt, lorsqu’elle est bien organisée.Il est urgent de développer la filière charbon dans la région de l’Est comme source alternative d’énergie dans les régions septentrionales et le Tchad.Au cours de l’atelier de restitution de cette étude à Bertoua, Guy Merlin Nguenang, le Coordonnateur par intérim de l’antenne Gtz à l’Est, a indiqué que l’étude visait à «faire le pont entre le sud forestier et le grand Nord de savane». A en croire les consultants, l’étude a fait «un état des lieux de la production et de la commercialisation du charbon dans les villes de Ngaoundéré, Garoua et Maroua avec une extension sur Kousséri, localité présentée par les populations locales comme la plaque tournante d’un trafic intense et illégal de cette matière. On a également exploré les possibilités d’organisation de la commercialisation du charbon de l’Est vers les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord».
En ce qui concerne l’état des lieux, le rapport, est simplement alarmant. «Cette activité est un facteur de désertification avec pour corollaires la disparition du couvert ligneux et des espèces à haut potentiel énergétique, la dégradation des sols et la disparition de la micro-flore, le tout débouchant sur des perturbations des écosystèmes. Dans les trois régions septentrionales, 570 sacs de charbon sont consommés au quotidien.Ce qui représente environ 7.300 tonnes par an et près de 8.000 ha de forêt rasée» a indiqué Shadrack Ondoa Ekotto. Pourtant, les autorités camerounaises et tchadiennes ont pris des mesures visant à interdire la carbonisation dans leurs localités et pays respectifs. Malheureusement, cette situation est accentuée par des faiblesses institutionnelles et infrastructurelles.
2,1 milliards de Fcfa
Sebastian Chi Elvido
