






![]() | Aujourd'hui | 15 |
![]() | Total | 2295015 |
L’information n’est pas encore confirmée mais aurait eu lieu au cours de la cérémonie de retransmission de l’adresse depuis Bamenda du chef de l’Etat Paul Biya aux forces de défenses, organisée le 8 décembre 2010 à la place de l’indépendance de Ngaoundéré.
C’est à partir d’un écran de 14 pouces et d’un dispositif de vidéo projection installés dans un camion de transport des troupes militaires que la métropole régionale de l’Adamaoua s’est synchronisée à celle du Nord-Ouest pour vivre l’acte 1 de la célébration du cinquantenaire des forces de défense du Cameroun finalement déployée pour les 8 et 9 décembre 2010.
C’était au cours d’une cérémonie qui n’avait qu’une seule articulation à l’ordre du jour à savoir : l’écoute de l’adresse depuis Bamenda du Chef de l’Etat Paul Biya à l’endroit des forces armées nationales. A la tribune d’’honneur, administrateurs, soldats et gradées de la légion de gendarmerie de l’Adamaoua et du secteur militaire n°5 se sont assis en rang serrés aux côtés du gouverneur Enow Abrams Egbe et du colonel Pilo Robert, commandant d’armes de la place de Ngaoundéré, pour suivre en direct de la commercial avenue de Bamenda via le petit écran, ce moment historique de la vie nationale.
Pour son énième come-back au berceau du Rdpc, les militants et militantes du parti des flammes ne se sont pas mobilisés à la place de l’indépendance de Ngaoundéré comme à chaque évènement, toute chose qui aurait pu donner un caractère populaire à la cérémonie qui a vu assez de chaises vides. Appréhension de reporter, la tribune officielle trahissait une certaine inquiétude.
Mesures salvatrices
On était dubitatif dans l’Adamaoua quant à la réception du couple présidentiel dans la région du Nord-Ouest, au regard des informations provenant du fief du Social Democratic Front rapportées ces dernières semaines par les medias, tronquant presque le sens patriotique des populations de Bamenda. C’était sans compter avec l’audace de l’homme lion dont les premières lignes du discours ont rapidement rassuré tout le monde notamment lorsqu’il a déclaré d’entrée de jeu « your region is my second home ». Comme à Bamenda, le speech du « Fon of the Fons » a tout le temps durant fait l’objet d’applaudissements nourris à la place de l’indépendance de Ngaoundéré.
Les képis ont volé en l’air lorsque le Président de la République a annoncé la suppression du 4ème échelon du grade de capitaine et de lieutenant de vaisseau question de permettre un passage plus rapide des officiers subalternes à la catégorie d’officiers supérieurs, la mise sur pied d’un programme d’urgence de construction de logements pour militaires en activités et leur accès facile à la propriété immobilière, la revalorisation de la prime alimentaire entre autres mesures salutaires de Bamenda. L’applaudimètre a explosé lorsque dans sa lancée, Paul Biya a annoncé la création d’un secrétariat d’Etat aux anciens combattants et aux victimes de guerre.
A Ngaoundéré, la maison du combattant est en délabrement et mal équipée pour ne pas dire non équipée et les retraités de l’armée se sont souvent un peu sentis abandonnés par le chef suprême des armées. D’où l’explosion de joie. « On est heureux, nous espérons que le secrétaire d’Etat va venir arranger notre situation qui est actuellement misérable. Nous nous sentons abandonnés, il y’a beaucoup de difficultés pour avoir la pension, il faut courir chaque jour à Yaoundé, nous demandons des aides mais on ne reçoit rien », a dit le sergent chef Lamou Moise, délégué régional des anciens combattants et anciens militaires de l’Adamaoua.
Frayeurs
On aurait partagé avec beaucoup d’enthousiasme le vin d’honneur qui devait être donné à la résidence du gouverneur en apothéose de cette journée qui restera mémorable pour les bidasses, autant pour les ressortissants du Nord-Ouest qui célébraient l’attribution d’une université par le chef de l’Etat, jusqu’à ce qu’une rumeur monte des rangs de l’assistance évoquant l’arrestation d’un individu qui aurait tenté à la vie du commandant du 5ème Bir, le lieutenant-colonel Tiokap Lotti. La grande muette n’a autant mérité son nom car toutes les sources d’information enveloppent l’affaire du sceau du secret. L’intéressé joint par un confrère ne confirme pas les faits, toutefois selon les informations rapportées à notre niveau et non négligeables, la sécurité militaire est bel et bien sur le coup et une enquête a été ouverte dans ses services à Ngaoundéré. A noter que ces évènements ont lieu quelques semaines seulement après le décès suite à un crash d’hélicoptère du commandant du Bir, Avi Abraham Sirvan, entre Yaoundé et Bamenda. Affaire à suivre !
Eric Nguélé
