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Ses 1.683 distingués lauréats ont jusqu’au 20 décembre prochain pour déposer leurs dossiers complets d’intégration au bureau de la scolarité de l’Ecole normale supérieur de Yaoundé. En vue d’une prise en charge financière dès le début de l’année 2011.
La bonne nouvelle qui peut être considérée comme une avancée appréciable, a été officielle il y a quelques jours lors de la cérémonie solennelle de remise de diplômes aux lauréats de la 49e promotion de l’Ens de Yaoundé.
C’est sur hautes instructions du chef de l’Etat que le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative a engagé des consultations en vue « d’améliorer le processus d’intégration des étudiants des grandes Ecoles du Cameroun ». Preuve que ces derniers ne souffriront plus le martyre d’attendre pendant des mois leur rétribution tomber.
Pression
A ces nouveaux enseignants dont on doit attendre « d’éclatantes performances sur le terrain », le ministre de l’Enseignement supérieur leur a demandé d’œuvrer à la mise sur pied d’une école nouvelle, « creuset de la pédagogie du succès ». De l’avis du Pr Jacques Fame Ndongo, l’école nouvelle doit désormais être « une école du milieu, une école en symbiose avec les préoccupations de la société, une école conquérante et créative, une école productive et promotrice du développement durable, une école garante des valeurs citoyennes de paix, de concorde et du vivre ensemble dans la diversité et la complémentarité ».
Ainsi les a-t-il exhortés d’avoir en horreur « l’improvisation, le travail bâclé, la compagnie des désespérés ou des gens de mauvaise vie ». En plus, le Minesup n’a pas oublié que « l’attente de la prise en charge financière prédispose à des actes susceptibles de compromettre toute une carrière ». A la fin, il leur a fait comprendre qu’avec « le permis de travail » qui leur ont été remis, qu’ils aillent travailler « partout où les nécessités de service vont requérir votre présence sur l’ensemble du triangle national ».
Question de dire à ces conseillers d’orientation scolaire et universitaire, à ces professeurs de lettres, des sciences humaines, des sciences exactes ou expérimentales, d’aller du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, apporter aux Camerounais « la bonne nouvelle du salut par le travail bien fait, le culte de l’effort et l’édification d’un Cameroun fort, riche et prospère ». S’ils n’ont pas choisi ce créneau juste pour se faire un matricule et se frayer un chemin ailleurs, l’on ose croire qu’ils resteront dans l’excellence. « Ne volez pas beaucoup dans les miasmes de la médiocrité », leur a conseillé Jacques Fame Ndongo.
Jean-Pierre Bitongo
