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« Gotha Noir de France » est le nouvel ouvrage produit par le Club Efficience qui veut infirmer les préjugés raciaux visant régulièrement à dévaluer les compétences de la race noire. Si pendant de nombreuses années, la race noire a été longtemps péjorativement peinte par les grands penseurs occidentaux comme Hegel, Heidegger et Lévy Brühl, le club Efficience sous la direction d’Aurélie Ganga, vient de mettre au grand jour un ouvrage qui contredit ce courant fortement répandu en Europe.
En effet, victime d’une marginalisation intellectuelle qui place les peuples noirs au bas de l’échelle des valeurs raciales dans la plupart des domaines, le Club efficience veut à travers ce livre collectif, lever un pan de voile sur une conception purement erronée et raciste en démontrant à la jeunesse, la pertinence d’un peuple à travers des modèles.
Thématique
Fruit intellectuel d’un mélange de brillantes personnalités issues d’Afrique et des Départements d’Outre-Mer, l’auteur du livre s’est donné pour objectif de contribuer d’une part à développer les synergies socioprofessionnelles. D’autre part, le club Efficience voudrait sonner le glas des nouvelles générations en suscitant un intérêt sur les potentialités réelles des noirs à travers des « repères ».
Pour mieux étayer le manuscrit, plusieurs expériences tirées aussi bien dans le monde culturel, social, politique et économique sont égrenées en guise d’exemples. A cet effet, plus de 200 cas sont mis en évidence notamment Rama Yade, Pape Diouf, Coumba Dioukhané ou Rougui Dia, Yannick Noah, Calixthe Beyala, Marie-Roger Biloa ou Manu Dibango pour l’Afrique et Christine Kelly, Lilian Thuram, Audrey Pulvar et Harry Roselmack originaire de la Guadeloupe et de la Martinique. Des noirs ayant pour dénominateur commun une intégration et un succès dans leur domaine au-delà des préjugés barbarisant la quintessence de la peau de couleur. Une couleur de peau qui selon Aurélie Ganga, a pu grâce à des exemples de ses fils, démontrer l’inhérence, la pertinence et la valeur d’une race dévalorisée qui parvient néanmoins à élever le drapeau tricolore français au sommet du monde.
Points forts
Pour l’auteur du livre, l’ouvrage met en évidence plusieurs facteurs dont cinq émergent principalement. Dans un premier temps « Le Gotha Noir de France » dresse un constat sans complaisance sur le défaut de visibilité de la composante noire de la société française. Une minorité dont les talents sont relayés en arrière plan au profit de la couleur.
Dans un second temps, l’ouvrage établit une dynamique constructive visant à contribuer à réduire l’ignorance dans le jugement de la race noire. Un objectif qui voudrait mettre en exergue la prédication à travers l’exemple axé sur le thème « savoir et faire savoir ».
Troisièmement, Le Gotha Noir est le premier ouvrage qui offre une vision communautaire positive de l’apport de nos contemporains Noirs dans tous les secteurs d’activité français. Ensuite, le livre présente un aspect communautariste qui voudrait dire à la France « nous sommes là ; nous t’offrons nos rêves, nos ambitions, notre intelligence et nos talents. Accepte-les ; prends-les et optimise-les ! Fais-les croître en ton sein afin que nous nous sentions définitivement, pleinement et intrinsèquement une partie de toi. ». Enfin, pour boucler le travail, le Gotha Noir de France ne se cantonne pas à un seul secteur d’activité mais met en relief toutes les couches du tissu socioprofessionnel français.
Arthur G. Bakande
