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C’est de l’inédit dans l’histoire du football national voire mondial. Deux adversaires face à un autre. C’est pourtant ce qu’ont failli vivre les spectateurs du stade omnisports Ahmadou Ahidjo dimanche dernier lors de la rentrée des classes, du championnat national de football de première division, MTN Elite One.Deux Lausanne d’Anguissa contre Panthère Sportive du Ndé.Dans la foulée les deux formations de Lausanne sont invitées à rentrer dans les vestiaires. Seulement, faute de licences, la tendance Noufessi sera bloquée par les éléments de force de l’ordre. « La Fécafoot m’avait demandé de patienter que les licences sont établies désormais à partir d’une disquette. Alors que je patientais, elles ont été plutôt délivrées à la partie adverse. Je me rends compte aujourd’hui de la supercherie », fulmine Samuel Noufesi Tchoutant. Seul document en sa possession d’après lui, l’agrément accordé par le ministère des Sports et de l’Education physique. Désorientés, les pauvres joueurs qui espéraient faire leurs premiers pas en première division après avoir passé plusieurs années en divisions inférieures vont ressortir des vestiaires, et se ruer sur la grille de protection de la pelouse qu’ils vont rapidement escalader avant de se retrouver sur l’aire de jeu.
« Pas question de lâcher. Nous avons trimé et monté l’équipe d’abord en deuxième division et maintenant en première division, et les autres viennent jouer à notre place pourquoi ? », se lamente Armand Mbarga, milieu de terrain de la tendance Noufessi. « Nous avons lancé les entraînements ainsi que les recrutements depuis plusieurs mois. Face au refus de certains joueurs d’obtempérer, nous avons recruté de nouveaux joueurs », reconnaît Siméon Feusouo Neguem. A l’évidence, seul William Biyiti fait figure d’ancien joueur dans la formation de Lausanne (grâce à l’intervention des forces de l’ordre) qui a finalement joué et perdue (0-1) face à Panthère.
