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Ce dernier s’étonne cependant qu’un vieil ordinateur et son unité centrale, un poste radio et des cartouches d’encre de chine «de mauvaise qualité» n’aient pas intéressé ces «visiteurs nocturnes.» A croire que ceux-ci savaient que ces matériels étaient défaillants. Lesquels visiteurs seraient, selon toute vraisemblance, passés par la fenêtre donnant accès au bureau de sa secrétaire, après y avoir démonté les vitres et brisé les antivols.
Sur le rebord de cette fenêtre qu’un ouvrier réparait hier à notre passage, l’on aperçoit nettement deux empreintes partielles de pied. «Ils ont d’abord commencé par enlever les persiennes de ma fenêtre. Ils ont dû abandonner car ils ont dû se rendre compte que ça allait leur prendre trop de temps», spécule Albert Mbida. C’est donc sans mal que ces présumés malfrats se sont glissés dans son bureau, la porte communicante entre le bureau de sa secrétaire et le sien n’étant pas fermée à clé.
Suspect
«Les portes principales donnant accès au bureau étaient verrouillées. On n’a pas jugé utile de fermer la porte communicante», explique Albert Mbida, soulignant que les serrures de ces portes avaient été renforcées peu de temps après le cambriolage du 28 août dernier.
Vingt-quatre heures après ce vol, le bureau de l’Ig du Mincom semble avoir essuyé un tsunami. C’est que, dans leur fouille, les présumés bandits ont mis la pièce sens dessus-dessous. Ce dernier nous reçoit ce lundi dans son bureau, assis derrière son pupitre où des documents, d’ordinaire bien rangés, sont épars.
Deux cartons, déchiquetés à certains endroits, jonchent le sol, plusieurs heures encore après le passage des éléments du commissariat central venus procéder au constat dans la matinée. «Je ne sais pas pourquoi ce n’est que ce bureau qui est visé», se demande-t-il, l’air plutôt serein. Toutefois, s’il ignore encore les raison ces actes de vandalisme répétés, M. Mbida pense que les auteurs de ce cambriolage doivent chercher «des dossiers sensibles ou compromettants» qu’il garderait dans son bureau. «Il y a rien de compromettant dans mes ordinateurs. Tous les dossiers sensibles sont retournés aux destinataires dès qu’ils ont été traités. Par ailleurs, je prends le soin d’effacer toute trace de ses dossiers dans l’écran, dans le disque dur et dans la corbeille. Je ne sais pas pourquoi ce n’est que ce bureau qui est visé», repète-t-il.
Si en août, le gardien commis à la surveillance des lieux avait dit être absent au moment où le vol avait été commis, Albert Mbida s’étonne cette fois que ce dernier n’ait pas entendu de «bruit suspect», alors même qu’il se trouvait dans le bâtiment. «Je ne l’accuse pas, je m’interroge seulement», se défend-il.
