Electricité :32 milliards pour réduire le déficit



La convention de financement du programme thermique d’urgence a été signée hier, entre le ministre des Finances et certaines banques locales.Dans quatre à six mois, Mbalmayo, Bamenda et Ebolowa devraient être à l’abri des délestages.
La promesse a été faite par le ministre des Finances, Emmanuel Essimi Menye au sortir de la convention de financement du programme thermique d’urgence qu’il signait hier 19 octobre avec un syndicat des banques représenté entre autres par les directeurs généraux d’Afriland first bank et Ecobank.
Les banquiers octroient ainsi un crédit de 32 milliards de Fcfa au gouvernement pour l’acquisition du matériel de production de l’électricité dans les villes de Mbalmayo, Bamenda et Ebolowa.
Une grande première, a tenu à souligner le ministre de l’Energie et de l’Eau présent à la cérémonie, de même que le ministre délégué au Minepat, Yaouba Abdoulaye. La convention qui se situe dans le cadre de la première phase d’un programme du gouvernement visant à améliorer l’offre énergétique du Cameroun devrait permettre d’acquérir une centrale thermique de 20 Mw pur la ville de Bamenda, une de 10 Mw Mbalmayo et une de 10 Mw, pour Ebolowa. Justificatifs : « Depuis quelques années pendant la saison sèche, il y a des délestages. Certaines régions n’ont pas d’électricité pendant les périodes de pointe, notamment celles éloignées des centres de productions, cet argent devrait donc nous permettre de résoudre ce problème dans certaines localités concernées », explique le minfi .
Dans la pratique, ces centrales à gaz thermique devraient être mises en route lors des périodes de pointe, « par exemple le soir, pour permettre à ce que chacun ait la lumière chez lui ». La mise en fonction des centrales thermique devrait permettre une économie d’énergie dans les localités pourvoyeuses des trois régions bénéficiaires : « Lorsqu’on produit de l’électricité, on essaie de l’injecter dans le réseau pour que ça aille dans toutes les zones. Si on produit l’électricité à Bamenda, on fera l’économie de la quantité qui jusque là ravitaillait la région. De même, si on produit de l’électricité à Mbalmayo qui devra approvisionner les régions environnantes, jusqu’à Sangmelima, Yaoundé,son pourvoyeur aura une capacité énergétique supérieure à celle existante jusque là. »
Le programme de résorption du déficit énergétique, a une deuxième phase qui devrait permettre d’installer dans de brefs délais une centrale additionnelle à Yaoundé. Tout compte fait, « l’avenir du Cameroun doit être vu en lumière multicolore, » précise le minfi. Le gap à combler pour atteindre cet objectif n’est pas des moindres. Plus de 100mw, a laissé entendre le ministre de l’énergie et de l’eau Michael Tomdio Ngako.
La stratégie du gouvernement prévoit l’atteinte d’une capacité de production électrique de 3 000 mw contre une capacité maximale actuelle de 974 mw. En chantier, des grands projets pilotés par la Kribi power development company: la centrale de Yassa-Dibamba (88mw) à Douala et la Centrale à gaz de Kribi d’une capacité comprise entre 150 et 330 mw et dont le coût global de construction est estimé à 137 milliards de Fcfa. A terme, ces deux projets viendront accroître l’offre énergétique de près de 410 Mw. Largement au dessus du gapactuel à combler qui est de plus de 100 Mw. Mais ce n’est pas pour demain la veille. D’où le raccourci pris par le gouvernement à travers la mise en place des centrales thermique de faibles capacités dans les régions connaissant un grave déficit énergétique