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Média : Le Dp du Messager limoge les employés grévistes

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njawePius Njawe a néanmoins promis hier à Douala de solder la dette salariale estimée à 7 mois impayés. Encore deux semaines de patience, et le personnel gréviste du journal Le Messager renouera avec le salaire. Les revenus de trois mois de salaire plus exactement, leur a promis Pius Njawé, le directeur de publication du journal de la Rue des écoles de Douala. C’est du moins ce qui ressort de la réunion tripartite tenue au siège de la rédaction du journal dans la matinée d’hier, mardi 08 décembre.
Une concertation à laquelle ont également pris part Roger Dongmo, Directeur général du journal Le Messager, Norbert Ntchana Nganté, président du syndicat des journalistes employés du Cameroun (Sjec), Alex Gustave Azebaze, 2è secrétaire général du Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc) et tout le personnel du Free Média Group exerçant à Douala.

Une assise qui a lieu six jours après le début du débrayage entamé par une grande partie des employés de l’entreprise de Pius Njawé, qui réclament à cor et à cri 7 mois d’arriérés de salaire. Les conciliabules d’hier matin ont duré 45 minutes environ. Le temps pour le directeur de publication du journal Le Messager de dresser un bilan financier non élogieux de ces deux dernières années. Raison, selon lui, qui a plongé l’entreprise dans une grosse dette salariale. Mais, M. Njawé assure qu’il a entamées des négociations avec un partenaire. Des pourparlers qui permettront, affirme t-il, de solder au moins trois mois de salaire «avant les fêtes de fin d’année». Qu’en est-il des quatre mois d’impayés restant ? M. Njawé n’a pas fixé une date précise pour le paiement. Il déclare tout au moins que la dette salariale sera épurée de façon graduelle. Mais entretemps, «le personnel doit cesser de travailler pour que cette dette n’augmente pas».

Une phrase qui laisse un goût amer aux grévistes et fait entrevoir un licenciement pur et simple, comme le relève Roland Tsapi, du groupe des mécontents. «Est-ce un chômage technique ou un licenciement ?», s’interroge–t-il. Dans leur «quartier général» à Deido, le groupe des 11 grévistes semble à la fois serein et sceptique. Ils disent attendre l’échéance de deux semaines pour «aviser». Pour l’heure, le compte-rendu de la réunion d’hier a été envoyé à «toutes les corporations nationales et internationales», notamment les associations et syndicats de journalistes, confient les grévistes. Au cours de la réunion de ce mardi, les grévistes ont déploré l’absence de Fréderic Boungou, Rédacteur en chef du quotidien Le Messager, de Jacques Doo Bell, secrétaire général du journal, et Ananie Rabier Bindzi, journaliste à Canal 2 International, qui s’est proposé comme médiateur de cette crise.

Monique Ngo Mayag
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