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Trois jours pour repenser le rôle du secteur privé afin d’améliorer l’accès durable à l’alimentation et accroitre la productivité agricole. Kampala, la capitale de l’Ouganda, a abrité du 03 au 06 octobre 2010 un important forum sur la sécurité alimentaire.
La réflexion était patronnée par le gouvernement ougandais, en collaboration avec la Fao, le Fonds des Nations Unies pour l’alimentation, sous le partenariat et le soutien de nombreux organismes internationaux : Ong, Fondations et Institutions financières.
Grenier de l’Afrique centrale, le Cameroun n’est pas passé inaperçu à ces assises. Mohamadou Bayero Fadil, le Président du Groupe Fadil et Président du conseil d’administration de l’Agence des Normes et de la Qualité, Anor, était à la tête d’une importante délégation. Etaient aussi présents dans la capitale ougandaise : les Brésiliens venus vanter leurs performances dans l’agro-industrie, des Américains en quête des possibilités d’investissements agricoles en Afrique, des représentants des entreprises indiennes dont on note une forte présence dans la communauté économique des pays de l’Afrique Australe ; pour ne citer que ceux-là.
Ouvert par le président Yuweri Kaguta Yussef Museveni en personne, qui avait à ses côtés le Premier ministre et de nombreux officiels tchadiens, l’AgriBusiness Forum de Kampala visait un certain nombre d’objectifs : repenser le rôle du secteur privé pour améliorer l’accès durable à l’alimentation et accroitre la productivité agricole ; améliorer les circuits de commercialisation, de valeur ajoutée et de post-récolte ; créer de nouveaux partenariats privés/publics et attirer des investissements étrangers dans le secteur agro-alimentaire africain ; présenter des modèles innovants de production alimentaires, des études de cas et des succès et enfin débattre des politiques existantes et élaborer de nouvelles initiatives pour la sécurité alimentaire. Le tout en présence des PME et grosses entreprises d’Afrique ayant des projets et un potentiel de développement dans le domaine de l’agro-industrie.
Echanges fructueux
Outre l’Ouganda, un autre pays était à l’honneur à Kampala. Il s’agit du Tchad. Le pays du président Idriss Deby Itno est venu présenter aux multiples opérateurs économiques et financiers les opportunités d’investissements dans le secteur agricole. Une véritable ouverture d’esprit des autorités de ces deux nations qui ont compris qu’aucun développement n’est possible dans un Etat sans l’apport des investissements étrangers.
C’est ainsi que dans un Format bien précis, des sessions plénières et des ateliers spécifiques avec chacune un panel d’experts et d’hommes d’affaires ont exposé des exemples de partenariats, de meilleures pratiques et d’opportunités d’investissements. Le Tchad qui partage une frontière commune avec le Cameroun présente des similitudes avec ce pays au niveau de sa partie Septentrionale. Le Groupe Fadil s’en est inspiré et pourrait, dans un avenir pas très lointain, étendre son empire vers ce marché potentiel. Mohamadou Bayero Fadil, qui revenait en Ouganda après un premier passage il y a quelques mois dans le cadre d’un autre sommet économique, a pris des contacts à Kampala. Il a échangé avec plusieurs experts dans le domaine de l’acquisition des semences améliorées et des équipements agricoles.
En sa qualité de Président du Conseil d’Administration de l’Anor, il a également noué des contacts avec pas mal d’institutions impliquées dans la sécurité alimentaire ; un volet où la norme et la qualité sont un gage. L’AgriBusiness Forum de Kampala s’est achevé par une Table Ronde Ministérielle sur les opportunités d’investissements en Afrique.
Arthur G. Bakande
