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La 3ème session du Comité départemental de suivi participatif de l’exécution physico-financière du budget d’investissement public dans ce département a eu lieu vendredi dernier. Nette amélioration dans l’exécution des projets.
C’est la constance qui s’est dégagée à l’issue des travaux du 07 octobre dernier présidés par le Dr Tsimi Njolè Christine, vice-présidente du Comité départemental de suivi participatif de l’exécution du Bip dans le département du Moungo.
La session de vendredi dernier s’est tenue dans la salle Ekwabi Ewanè de la mairie de Nkongsamba 1er en présence d’une kyrielle de membres et d’invités. Occasion a donc été donnée aux uns et aux autres de découvrir que le Moungo a bénéficié de six nouveaux projets d’un montant évalué à 258 millions de Fcfa. Ce qui porte l’enveloppe de cet exercice à la somme de 2.303.780.000 Fcfa pour total de 255 projets.
Ouverts peu après 12 heures par le Dr Ntsimi Nlolè Christine, Médécin du Travail à la PHP, la vice-présidente, les travaux se sont poursuivis selon les points inscrits à l’ordre du jour et proposé par Motassi Salomon, délégué départemental du Minepat. Et à l’issue de la lecture des documents par Tatsing Richard, délégué de l’Eau et de l’Energie du Moungo, les différents ont semblé accorder leurs violons sur l’essentiel des points relevés. Notamment en ce qui concerne l’utilisation rationnelle des ressources issues de la décentralisation.
Satisfecit
Les statistiques montrent que les projets à gestion centrale sont chiffrés à 54 pour un montant de 559.425.000 Fcfa, tandis que les projets à gestion régionale sont au nombre de 08 pour un montant de 134.900.000 Fcfa. Pour ce qui est des projets issus des ressources transférées aux communes, ils sont au nombre de 74 pour un montant de 405.866.000 Fcfa. S’agissant des 119 projets à gestion départementale, le montant arrêté est de 1.203.589.000 Fcfa. Ce qui fait un total de 255 projets pour un coût de 2.303.780.000 Fcfa. Le taux d’exécution quant à lui est de 65 %. Un taux assez satisfaisant quand on connaît la rudesse de la saison des pluies qui ne facilite pas toujours l’exécution des marchés.
Malgré cet état de choses, certains intervenants n’ont pas manqué de demander des comptes. C’est ainsi que le Révérend Pasteur Motanewo ne s’est pas gêné pour demander aux responsables de ce comité les sanctions prévues contre les entrepreneurs indélicats. A cette inquiétude, l’honorable Mpacko Kotto Jean Claude arguera que les contrevenants courent une suspension de 2 ans prévues par l’Agence de régulation des marchés publics. Selon le président de ce Comité, l’exécutant des travaux peut également se faire interpeller par les membres du Comité, sans oublier le cas des poursuites judiciaires pour abus ou gabegie sur les biens sociaux.
Le Comité a aussi relevé que certains projets pourraient tombés en forclusion si certains maires ne se dépêchaient pas de passer les marchés, en respectant les cahiers de charge et en associant les visas des services déconcentrés de l’Etat. Il est ainsi fait état des communes de Melong, de Njombé-Penja, d’Eboné dans le Nlonako.
Le Chef Supérieur de Bonaléa est plusieurs fois revenu sur la dégradation de la route qui mène dans son canton, de manière à mettre mal à l’aise les autorités, mais il a été rassuré par le délégué des Travaux publics sur les efforts consentis par l’Etat dans l’optique de désenclaver cette partie du Moungo.
Thierry Nyope
