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La ministre française de l'Economie, de l'industrie et de l'emploi, Christine Lagarde, le président de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac), Antoine Ntsimi, le président de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (Bdéac), Michaël Adande, le directeur général de l'Agence française de développement (AFD), Dov Zerah, ont signé le 4 octobre 2010, au ministère de l'Economie, de l'industrie et de l'emploi, une convention d'aide budgétaire globale de la France à la CEMAC.
La signature des deux conventions dites ABG est de 30 millions d'euros, soit prêt de 20 milliards de FCFA. Cette ABG est née du point de rencontre de deux processus, à savoir la réforme du compte d'opération de la BEAC auprès du Trésor français intervenu en 2007, qui a permis de dégager des ressources, et la définition du Programme économique régional (PER) qui fournit le cadre de développement des infrastructures au service de la croissance de développement en Afrique centrale.
Ce PER a été adopté par les chefs d'Etat de la sous-région Cémac, réunis en janvier dernier à Bangui, en République centrafricaine (RCA).
La première convention de financement signée entre la France, représentée par Christine Lagarde, Dov Zerah, et l'Afrique centrale, représentée par Antoine Ntsimi, définit l'économie générale de cet ABG qui servira d'une part à financer le renforcement des capacités d'attribution et les études de faisabilité des projets, et d'autre part à déléguer à la Banque de des Etats en Afrique centrale, une enveloppe de subvention.
La seconde convention dite « Acte de rétrocession » signée entre la commission de la Cémac et le président de la Bdéac, organise les conditions de cette délégation de subvention à hauteur de 24 millions d'euros, qui permettra à la Bdéac d'accorder des financements concessionnels aux projets que la commission aura définis comme éligibles au PER, ce qui facilitera par là-même la réalisation.
