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L'auteur présume du cambriolage au cabinet du ministre Essimi Menye a été appréhendé par les éléments du GSO et mis à la disposition de la police judicaire pour enquête. Il vient de tout avouer.L'affaire du cambriolage au cabinet du ministre des finances et du budget est-elle en train de connaître enfin son épilogue ? A cette interrogation, l'on peut répondre par l'affirmative.
Et pour cause, mardi 28 septembre dernier, le nommé Jonathan Omologo, originaire du département du Mbam et Inoubou a été arrêté par les éléments du groupement spécial d'opération (Gso) et conduit dans les locaux de la police judiciaire pour exploitation.
Selon nos sources, ce fils Yambassa a été pris dans son studio au rez-de-chaussée d'un immeuble de deux niveaux situé derrière la boulangerie Santa Lucia, au quartier Ngousso, dans la capitale. Les forces de l'ordre ont également récupéré le pistolet de type PA, «Bebe Broning» qui avait disparu du bureau de l'actuel Minfi. L'individu mis aux arrêts est en ce moment toujours détenu et «cuisiné», en même temps que son frère cadet (24 ans), le nommé Abouna Jesthi par les éléments de la sous direction des enquêtes criminelles (SDEC) que dirige le commissaire divisionnaire Tiwa. L'exploitation de sieur Omologo a permis de savoir que ce dernier, après son coup, a procédé à de nombreux investissements. De sources bien introduites, l'on apprend que ce jeune homme de 26 ans, père d'un enfant, est passé aux aveux complets. Il n'a pas de carte d'identité.
Procédure et dépenses
Jonathan Omologo prétend s'être introduit dans le bâtiment ministériel en journée. Il se serait enfermé dans une salle, dans l'attente de la nuit. Une fois celle-ci tombée, il aurait commencé à casser les portes autour de deux heures du matin. Si l'on en croit à ses déclarations, il aurait trouvé les clés du coffre-fort sur ce dernier. Au moment de s'en aller, il aurait pris une somme d'argent d'environ dix millions de nos francs ainsi que l'arme de point du ministre. Il déclare n'avoir rien vu des lingots d'or dont certaines sources annoncent aussi la disparition. Il soutient avoir agi seul et surtout dit avoir procédé au repérage des lieux alors qu'il y travaillait comme manœuvre, pour le compte d'un aîné dont la société a eu à procéder à certains travaux dans le cabinet du Minfi.
Selon ce présumé cambrioleur (sa culpabilité n'a pas encore été établie par un juge), il serait sorti du ministère en plein jour devant les policiers qui dormaient, notamment au quatrième étage. Les factures des objets achetés ainsi que l'évaluation en cours des autres dépenses réalisées par Jonathan Omologo tendraient à confirmer cette affirmation. Il s'est ainsi offert un véhicule de couleur bleue, de type Toyota coupé à deux portières, immatriculé CE 195 CY. Ledit véhicule, pratiquement détruit du fait d'un accident de la circulation, était jusque-là placé dans un garage. Il en a été retiré, et garé en face des locaux de la police judiciaire par le nommé Tchakounté, ci-devant propriétaire dudit garage situé à Mimboman, à la requête de la SDEC. Il ressort aussi de ses déclarations que ce dernier, au lendemain de son acte, a équipé son studio.
Il s'est acheté un salon à 500.000 FCFA, un écran plat à 300.000 FCFA et a ouvert plusieurs comptes, dont un à 500.000F, au nom de son frère cadet dans un établissement de micro finance (CCEI), de la ville capitale. Il a aussi entamé la construction de cinq studios, non tôlés, à ses parents derrière le lieu dit Don Bosco, à Mimboman à Yaoundé. Il a par ailleurs ouvert un bar à une de ses cousines, ouvert un magasin de vente de produits électroniques à son petit frère Abouna Jesthi. D'autres indiscrétions nous apprennent qu'il aurait versé, en guise d'avance sur son loyer au quartier Ngousso, une somme de 500.000FCFA, soit dix mois à raison de 50.000 de nos francs, mensuel. Des réquisitions sont en ce moment en cours pour tenter d'identifier et mettre sous scellés tous les biens mal acquis. Cette affaire, on le voit, continue de faire couler beaucoup d'encre et de salive.
Car elle vient créer comme un trouble au lendemain de la fuite de l'ex-secrétaire particulier du Minfi, Essimi Menye. Cette arrestation ainsi que les aveux qui en ont découlé permettent certes d'être fixé sur le comment de l'affaire, voire le qui. Mais ils restent loin d'éclairer l'opinion sur l'agenda caché qui pourrait expliquer toutes les négligences ayant conduit à ce cambriolage.
