






![]() | Aujourd'hui | 25 |
![]() | Total | 2295025 |
Un groupe rebelle armé, l'Africa Marine Commando (AMC), a revendiqué l'enlèvement de six personnes il y a plus de deux semaines près de Douala (sud-Cameroun) et a affirmé les retenir au Nigeria, a indiqué mercredi à l'AFP une source camerounaise proche des enquêteurs.Selon des sources concordantes, au total six personnes ont été enlevées pendant cette triple attaque. Parmi les otages, figurent un Philippin et un Croate. Aucune indication n'est disponible sur la nationalité des quatre autres. "Ils (les membres de l'AMC) affirment qu'ils ont emmené les otages au Nigeria", pays voisin où ils demeuraient en captivité mercredi, a déclaré la source proche des enquêteurs.
L'AMC, mal connu et aux motivations floues, a fait parler de lui pour la première fois en revendiquant l'enlèvement, en mars dernier, de sept Chinois au large de la péninsule de Bakassi (sud-ouest), frontalière du Nigeria. Les Chinois avaient été libérés le 17 mars, après cinq jours de captivité, par "les forces de défense et de sécurité du Cameroun", selon les autorités camerounaises.
Les hommes du groupe rebelle "affirment qu'ils veulent dialoguer avec (le président camerounais) Paul Biya et avec personne d'autre", a ajouté la source proche des enquêteurs. "Ils veulent notamment que leurs combattants arrêtés et détenus à la prison de Buéa (sud-ouest du Cameroun) soient libérés", a-t-elle poursuivi, indiquant que ces combattants détenus seraient au nombre de dix.
Aucune confirmation officielle de la détention de ces combattants n'avait pu être obtenue par l'AFP. La même source avait affirmé à l'AFP lundi -avant l'annonce de la revendication des enlèvements- que les ravisseurs des otages réclamaient une rançon, évoquant "beaucoup d'argent" sans en préciser le montant.
Dans son édition de mercredi, le quotidien privé camerounais Le Jour a également fait état de la revendication des enlèvements par l'AMC, en citant un responsable de ce groupe. "Les otages sont bien traités, dans un camp situé à l'intérieur du territoire du Nigeria", selon ce responsable rebelle cité par le quotidien.
Depuis deux ans, les attaques en mer et enlèvements - souvent attribués par les autorités camerounaises à des "pirates" et dont les cibles sont variées - se sont multipliés au large de Bakassi, région marécageuse de 1.000 km2 et difficile d'accès.
