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Vie chère : Les projets de Paul Biya hypothéqués

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Annoncés en grand renfort de publicité, les mesures portant sur l’amélioration du niveau de vie des Camerounais tardent à prendre corp Malgré les promesses du gouvernement et les protocoles d’accord signés avec de nombreux partenaires économiques et la société civile, le quotidien des Camerounais n’est pas toujours enviable.

Deux ans après les « émeutes de la faim » de février, rien n’a véritablement changé. En effet, depuis quelques mois, de nombreux ménages tirent le diable par la queue pour espérer se nourrir convenablement. Tout ou presque a augmenté dans les marchés de nos différentes villes. Riz, sucre, huiles, poissons (maquereaux) pour être plus précis, œufs, pour ne citer que ces produits de première nécessité, ont pris du galon et ne sont plus à la portée du premier venu. Ce n’est donc plus un secret pour personne, la vie au Cameroun est de plus en plus chère. Pourtant, des promesses ont été faites par les dirigeants pour améliorer les conditions de vie des Camerounais.

 

Flambée des prix

Le maquereau autrefois considéré comme le « poisson des pauvres » est de plus en plus rare sur les étals. Au marché New Deïdo par exemple, cette denrée se fait rare. Quand bien même il existe, le kilogramme qui autrefois était vendu à 850 Fcfa a grimpé à 1100 Fcfa.

 

Il en est de même de la consommation de la viande de bœuf. Certains Camerounais se sont résolus à consommer maintenant cette denrée une fois par semaine, voire par mois, après le paiement des salaires. Le kilo est passé de 2100 Fcfa à 2800 Fcfa. Le lait en poudre ou liquide est devenu un produit de luxe. Selon des informations recueillies dans quelques commerces de la métropole économique, la boîte de 400g est passée de 1600 Fcfa à 2200 Fcfa, soit une augmentation de 600 Fcfa. Même le sucre en morceaux a pris dans cette lancée quelques enjambées, à cause de l’incapacité de la Sosucam à ravitailler le marché local.

 

L’huile végétale n’est pas restée en marge. Une bouteille de Mayor est actuellement vendue à 1200 Fcfa, alors qu’il y a quelques semaines, on pouvait se la procurer à 1000 Fcfa. Les pâtes alimentaires importées se font aussi rares. Pourtant, on a cru voir le gouvernement de la République mettre du sien pour juguler cette crise, en signant des protocoles d’accord avec des partenaires économiques et la société civile dans le but de ralentir la flambée des prix sur le marché.  Il est même allé dans cette volée jusqu’à fixer les prix de ces produits. Sur le terrain, des contrôles ont suivi et les opérateurs récalcitrants sanctionnés. Les résultats se sont quelques peu ressentis. Les baisses de prix sont allées de 5 à 25% selon le produit. Malheureusement, la répression observée sur le terrain ne suit pas.

 

Thierry Nyope

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