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Assassinat d’une magistrate à Bafia : L’officier de police Ehongo suspendu pour trois mois

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pistoletDécision du délégué général à la Sûreté national signée mardi dernier. L’officier de police de deuxième grade Olivier Ehongo, 29 ans, en service au commissariat de sécurité publique de Bafia est suspendu de ses fonctions pour une durée de trois mois. C’est une décision du président de la République, signée le 1er décembre dernier par M. Emmanuel Edou, délégué général à la Sûreté nationale.
Cette décision n’exclue pas des poursuites judiciaires contre l’officier de police et annonce sa traduction devant le conseil de discipline de la Sûreté nationale pour « usage abusif d’une arme de service ayant entraîné une perte en vie humaine ». Olivier Ehongo Villot, matricule solde n° 599 452-E occupait, jusqu’au mois de novembre dernier, le poste de deuxième adjoint au commissaire de sécurité publique de Bafia.

Ce policier a brutalement fait irruption dans les rubriques faits de divers de la presse nationale après avoir froidement abattu son épouse Virginie Marthe Ehongo née Balong, 40 ans. Magistrate, elle occupait le poste de premier substitut du procureur de la République près les tribunaux de Bafia. Le crime a eu lieu dimanche 15 novembre dernier dans le domicile du couple situé au quartier résidentiel du chef-lieu du département du Mbam-et-Inoubou dans la région du Centre.
Tout est parti, samedi 14 novembre, d’une querelle opposant les époux au sujet d’un matelas. Olivier Ehongo voulait l’offrir à sa tante. Par contre, sa femme ne l’entendait pas de cette oreille. D’où les éclats de voix que les voisins ont entendus jusque tard dans la nuit, au moment où Virginie Marthe se réfugie chez son amie, Denise Rose Edong. Elle y passe la nuit et au lever du jour, lorsqu’elle revient à la maison, c’est pour succomber aux coups de feu tirés par son mari. Ce dernier a ouvert le feu à quatre reprises sur son épouse, entre 6h25 et 6h30, à l’aide de son arme de service.
Depuis, l’officier de police a pris la fuite avec en poche, son arme de service et des munitions. L’avis de recherche lancé par la police judiciaire est jusqu’ici resté infructueux. Joignable sur le téléphone portable de sa défunte épouse, peu après le drame, il a depuis lors coupé tout contact. Les recherches se poursuivent.

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