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C’est la traduction de la volonté de domination d’un gang entretenu par certaines autorités locales. Tout serait parti d’une dette laissée par feu Thomas Noah. Pour régler cette situation, le grand-frère du défunt, un certain Joseph Etémé, signe un Protocole d’accord avec le sieur Philippe Awono en décembre 2008.
Honnêteté oblige, Joseph Etémé se décide donc, en lieu et place de l’argent, de remettre à Philippe Awono une maison d’habitation comprenant un salon et huit chambres à coucher, plus une cacaoyère.
Il est question pour ce dernier d’éponger la dette contractée par son petit-frère de son vivant. Comportement responsable qui émeut plus d’une personne quand on sait que nous vivons dans une société qui se nourrit dans les fumiers de la malhonnêteté. Un procès-verbal d’arrangement à l’amiable est dressé. Et dans ce document, Philippe Awono décide de ne plus engager de poursuites judiciaires. A en croire des informations en notre possession, celui-ci serait allé voir le sous-préfet de Mbangassina à qui il dira que Joseph Etémé lui a remis une maison, une cacaoyère et une savane d’une dizaine d’hectares. Entretemps, l’intéressé aurait empiété les terrains voisins appartenant à d’autres personnes, à l’instar de Mballa Lekada et Catherine Toua.
Cabale
Malheureusement, au lieu que le chef de terre convoque le sieur Etémé, il se déplace plutôt pour Goulougou avec le chef de Biakoy. Ce qui signifie simplement que malgré son désistement, Philippe Awono continue à se passer pour le propriétaire de ladite savane. A la vérité, il convient de relever ici qu’en dehors des comptes que l’on veut régler maladroitement à Joseph Etémé de par la vaillance et la compétence de son feu petit-frère Thomas Noah, plusieurs autres de ses contempteurs s’y sont mêlés et à la corruption de s’installer. Ainsi, beaucoup d’argent va alors circuler sous le manteau pour perdre le pauvre Etémé. Celui-ci est d’ailleurs surpris qu’on lui apprenne que son adversaire de l’heure présente aux autorités administratives un papier attestant que la savane querellée lui appartient. Par contre, Joseph Etémé dit à qui veut l’entendre qu’il n’a jamais signé un document allant dans ce sens. Mauvaise foi, Philippe Awono raconte partout qu’il a trouvé la savane non exploitée. Du moins, elle n’était pas mise en valeur. Or, des hommes de bonne foi soutiennent que dans cette savane, l’on y trouve une grande bananeraie et une palmeraie.
Aux dernières nouvelles, le sieur Etémé serait interdit de passer par Goulougou au risque de perdre sa vie. Pire, il est accusé d’avoir fait main basse sur le terrain d’autres personnes. Pendant que l’on y est, Philippe Awono aurait déjà engagé une procédure de bornage de cette savane. Du côté des contempteurs, l’on est outré de constater que tous ou presque sont contents du sort réservé à ce patrimoine laissé par feu Thomas Noah. Seulement, certaines langues prétendent que Joseph Etémé serait victime d’une mafia « hautement organisée ». Cela étant, il est souhaitable que les commanditaires de ce complot prennent un peu de hauteur. Un Comité ad hoc devrait être mis sur pied afin de vérifier l’authenticité des faits et la réalité sur le terrain. Car, la régularisation de ce litige incitera à coup sûr un climat de paix ; Affaire à suivre.
Jean-Pierre Bitongo
