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Quatre autres membres quittent le parti et annoncent une nouvelle vision de la politique. Banda Kani, Bertrand Teyou, Gabriel Atock à Moungam, Gabriel Bediang à Mougam et Jean Paul Tientcheu ne font plus partie du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem).
Lors d’une conférence de presse tenue hier mardi 22 septembre 2010 dans un hôtel à Douala, ces cinq militants ont annoncé leur démission du parti que préside actuellement Pierre Abanda Kpama. «Le temps est venu de fermer la page du Manidem et d’ouvrir un nouvelle page», a déclaré Banda Kani. Le nouveau départ dont parle le démissionnaire n’est autre que «La nouvelle vision de la politique», un «projet» dont il n’a pas révélé la nature.
«La nouvelle vision politique», à en croire les démissionnaires, est une nouvelle éthique de la vie politique et sociale au Cameroun. Les cinq cofondateurs de «La nouvelle vision politique», déclarent vouloir impulser une nouvelle dynamique politique au Cameroun. Ils affirment qu’ils ont pour armes les hommes. Ils comptent également sur leurs idées, ainsi que leur capacité à réaliser leur projet. Pendant leurs dix années de militantisme, ils estiment avoir reçu beaucoup d’enseignements. «Nous avons donné au Manidem, nous avons reçu. Si vous avez reconnu que vous avez appris au sein d’un groupe et ceux qui sont en face de vous ne l’admettent pas vous ne pouvez pas faire autrement», précise Banda Kani.
Les cinq anciens militants affirment qu’ils ont démissionné du Manidem pour tourner le dos aux vieilles façons de faire, aux pratiques qu’ils jugent injustes, à la démagogie, aux mensonges et à hypocrisie constatés au sein du parti. «Nous avons tourné la page du Manidem. Nous voulons fonder la politique sur la vérité, la négociation, le respect sacré du bien et de la chose publique, le refus des privilèges indus, des passe-droits», a prononcé Banda Kani. Il affirme en outre que leur démission arrive à point nommé, vu la crise qui a secoué le Manidem en mai dernier. «Le retentissement national de cette crise n’était pas un fait de hasard. Nous avons anticipé sur ce développement. Les démissions de ce jour indiquent la cohérence de notre action et le franchissement d’une nouvelle étape dans notre agenda politique», explique l’ancien président du Manidem, qui a par ailleurs demandé aux jeunes de s’inscrire massivement sur les listes électorales.
Jodelle Kayo (Stagiaire)
