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Le projet est d’un homme d’affaires camerounais. Zacharie Awanga, puisqu’il s’agit de lui, est le président de la Banque nationale Financial crédit. Il vient de signer un Accord avec une filiale chinoise pour la création d’une usine de montage de bus à Bamenda, capitale régionale du Nord-Ouest.
A en croire nos informations, la production des bus devrait démarrer d’ici un an avec une prévision de montage de 1.000 bus chaque année. Des bus qui seront fabriqués à partir des pièces détachées importées de la République populaire de Chine. L’homme d’affaires camerounais assure que l’usine devrait employer environ un millier de personnes dont les cadres seront majoritairement chinois dans un premier temps.
De l’avis de Zacharie Awanga, ces derniers seront progressivement remplacés par des cadres camerounais formés en Chine. « A chaque étape, les deux parties camerounaise et chinoise, signeront un nouvel Accord pour faire évoluer le partenariat », évoque le promoteur, tout en révélant que l’ensemble du projet devrait mobiliser quelque 305 millions d’euros, soir plus de 183 milliards de francs Cfa. L’opérateur économique mise sur le marché des sociétés de transport en commun dont certains, soutient-il, « sont prêts à renouveler entièrement leur parc automobile ». Aussi, il table sur le marché nigérian.
Curieusement, ce projet fait l’objet de quelques critiques au Cameroun. D’aucuns sont inquiets de la qualité de ces bus, se demandant s’ils seront compétitifs et adaptés au réseau routier national. Ces derniers estiment que Zacharie Awanga devrait exiger un certain standard de qualité de la part de ses partenaires de l’Empire du milieu. A ce niveau, l’on ne saurait se soucier car, avec l’Agence nationale des normes et d la qualité, le Cameroun est entrain de projeter un Programme national d’élaboration des normes. Le diable dans tout ceci, c’est que le choix de la ville de Bamenda pour l’implantation de la future usine fait problème. Ceux qui alimentent cette polémique trouvent que son implantation proche du Port autonome de Douala serait plus judicieuse pour le transport des pièces détachées. Mais Zacharie Awanga souligne que le corridor routier en cours de bitumage entre Bamenda et Enugu, est un atout.
Jean-Pierre Bitongo
