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Déjà sept malades déclarés dans les hôpitaux
Des responsables de la santé publique convoqués à la réunion de sécurité qui se tient ce matin à la préfecture du Wouri. Mercredi 8 août 2010. Les infirmières de garde à l’hôpital de district de Deido à Douala sont prises de panique. Un malade transporté en urgence dans cet établissement peu après 20 h, présente des symptômes suspects : vomissements à répétition, diarrhée aiguë.
Le malade en question se tord de douleurs abdominales aiguës. De quoi convaincre le personnel soignant qu’il a sous la main un cas de choléra. L’information est tenue au secret. Les gardes-malades qui observent la scène ne se doutent pas de ce qui arrive. « Il s’agit peut-être d’un accidenté ». Lorsque le médecin de permanence prend en charge le malade qui crée tant de frayeurs, il l’interne dans une salle du pavillon « médecine ».
Jeudi 9 septembre. Deux autres cas de choléra sont signalés au même centre hospitalier. Vendredi 10 septembre, le nombre de malade est porté à quatre ; bilan du reste porté à six patients, à en croire les responsables de l’hôpital de district de Deido.
Vendredi en fin d’après-midi, les responsables de la sécurité en étaient encore à « faire le point de la situation », affirmant au passage que la délégation régionale de la Santé publique du Littoral n’a lancé aucune alerte. Quid des mesures de prévention préconisées par le ministère de la Santé publique au lendemain de l’annonce de l’épidémie de choléra dans le grand Nord et dans le train Ngaoundéré-Yaoundé ? Le préfet du département du Wouri, Bernard Okalia Bilaï, contacté par Le Jour, a affirmé que les cas déclarés de choléra émanent très probablement du réveil des foyers endémiques dans certains quartiers insalubres de Douala, où se posent par ailleurs des problèmes d’eau potable. « Le chef du district de santé a été convoqué à la réunion de sécurité qui va se tenir lundi à la préfecture », a confié Bernard Okalia Bilaï au Jour. Le Jour a également appris qu’aucun des malades déclarés à Douala n’est venu des zones septentrionales du pays.
Jusqu’à hier, dimanche, les chiffres émanant des milieux sanitaires de Douala faisaient état d’un bilan de sept malades déclarés. En plus des six cas enregistrés à l’hôpital de district de Deido, un malade a été reçu et traité à l’hôpital de district de Logbaba. Lorsqu’un reporter du Jour s’est rendu à Logbaba vendredi, les infirmiers ont démenti avoir vu de malade atteint de choléra. Mais un médecin de cet hôpital affirme qu’il y a bel et bien eu un cas déclaré entre le 20 et le 30 août derniers.
A en croire une source aux services du gouverneur de la région du Littoral, des mesures d’urgence pourraient être rendues publiques dès ce matin, après une concertation entre les responsables de l’administration, de la sécurité et de la santé.
