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Les retards administratifs enregistrés ça et là durant toute la période d’absence du délégué, du 28 septembre au 12 octobre du mois en cours, confirment cette pensée. Notamment, le retard de paiement des salaires du personnel de la Cud, officiellement dû aux problèmes issus de la dissolution de l’Amity Bank. Dans le cadre du projet Emplois Jeunes, procédure qui vise à recruter des jeunes pendant un mois dans le cadre de l’assainissement et de la propreté au sein de la ville de Douala, il y a eu de nombreux retards procéduraux.
D’abord, au niveau du paiement de leur prime décalé de plusieurs jours et ensuite, dans le lancement de la vague du mois d’octobre elle aussi reportée au 12 octobre, pour des raisons officiellement « techniques ». Ceci c’est sans compter l’épineux problème des primes des agents de terrain, recrutés et affectés dans les grandes artères de la ville pour désengorger les embouteillages et les occupations anarchiques de la chaussée. Ces derniers, en effet, reprochent au délégué de ne pas respecter ses engagements vis-à-vis du paiement de leurs renumérations, préalablement garanti par ce dernier et dont ils ne sont jamais rentrés en possession.« En fait, nous avons peur de revendiquer nos droits ; car nous savons qu’à la moindre revendication, c’est le renvoi assuré. On nous accuse de mal travailler mais on ne tient pas compte des difficultés que nous rencontrons sur le terrain. Il faut bosser chaque jour de 6h à 22 heures et parfois lorsqu’on envoie certains véhicules en fourrière, nous sommes surpris de les revoir le lendemain sur la voie ».
Il faut convenir néanmoins que cette opposition qui règne au sein de la Cud est une situation qui avait présenté des signes avant-coureur lors de l’installation officielle du nouveau secrétaire général de la Communauté urbaine de Douala (Cud), M. Thomas Moudoumbou Souga, ancien chef de service des communes pour le Littoral. Au vu de cet antagonisme qui règne en filigrane, de nombreux analystes ne vendent pas chère la peau de l’actuel délégué, voyant petit à petit l’étau se resserrer autour de lui. Toutefois, même si les « chiens continuent d’aboyer, la caravane continue son bonhomme de chemin dans les chemins sinueux et tortueux de la communauté urbaine de Douala ». Affaire à suivre…
Paul Tonye Njel
