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Après les récentes protestations du personnel dudit hôpital, une déferlante de sanctions à tête chercheuse traduit l’action vengeresse de son directeur général dans un climat de tribalisme, de gestion familiale et de détournement de fonds.Depuis le 30 Juillet denier qui avait vu le collectif en service de l’hôpital Laquintinie de Douala mettre à nu leurs doléances face aux hommes des médias, l’ambiance est désormais électrique au sein de cette structure.
En effet, selon l’évolution des faits et d’après l’analyse de quelques observateurs, un climat désormais de vindicte mettant ouvertement en cause le directeur général de l’institution hospitalière et quelques employés considérés comme « brebis rebelles » envenime considérablement l’atmosphère au sein de l’illustre hôpital qui ne cesse de galoper au premier rang de toutes sortes de dérèglements et d’invectives.
Faits
Une pluie de notes de service ayant débuté sa déferlante le 11 août du mois en cours et réprimant certains agents pour non conscience professionnelle, a mis le feu aux poudres dans le grand hôpital de la capitale économique. En fait, une quinzaine d’agents dont la moitié possède le statut de vacataire au sein dudit hôpital, est depuis peu, au dire de bon nombre d’employés, l’objet d’une épuration partiale et incompréhensible. Pour la plupart des agents suspendus aussi bien définitivement que provisoirement, les motifs des différentes suspensions incriminées s’articulent autour du rançonnement des malades, de faux et usage de faux, détournement des frais d’hospitalisation.
Ainsi, le major du Laboratoire Central de l’Hôpital sera identifié comme le premier responsable de cette embrouillamini, dans le bulletin d’observation N° 235/Lo/Msp/Dhl/Sg du 17 Août 2010. Une purge que le directeur général de l’hôpital Laquintinie de Douala, Sollè Ghérémi, aura déclaré qu’il s’agissait d’un toilettage visant à réduire du mieux que possible, les exactions et comportement véreux au sein de l’immense institution hospitalière référentiel et historique de Douala.
Vérités
Pour quelques unes des personnes mises en arrêt de service tant de manière provisoire que définitive, le noyau de cette éviction à tête chercheuse serait ailleurs que dans les différents motifs évoqués. D’après certaines sources qui n’ont guère voulu dévoiler leur identité, la raison principale serait issue de la récente descente devant les médias du personnel de l’hôpital Laquintinie de Douala. Ces derniers qui avaient ouvertement invectivé le directeur de cet hôpital dans la lenteur du traitement de leur dossier pour une éventuelle intégration dans la fonction publique, avait mis le docteur Géremi Sollè et quelques proches impliqués, dans une humeur exécrable. Une situation que selon nos sources, le directeur de l’hôpital n’aurait guère digérée au point de « fomenter en retour quelques raisons mesquines et machiavéliques pour se venger ».
Pour certains agents de l’hôpital interrogés sur le sujet, « cette vindicte envers des individus qui ont pourtant dénoncé de manière légitime la précarité de leurs conditions, est purement une violation des droits de l’employeur. Une violation qui démontre toute la cruauté et le bazar qui règne dans cet hôpital depuis le départ du Docteur Fritz Ntone Ntone. ».
A cet effet, les quelques employés qui ont accepté de s’exprimer sont unanimes : « Les sanctions prises par le Directeur témoignent du tribalisme qui prévaut dans l’hôpital et de son incompétence gestationnelle. ». Des accusations qui peuvent se justifier par le fait que premièrement, la majorité des personnes sanctionnées sont des vacataires. Ensuite, le Laboratoire Central de l’hôpital constitue le service le plus visé, or ce même service était fortement impliqué dans les récents mouvements d’humeur qui avaient poussé le personnel inquiet de leur statut, à sortir de leur retranchement pour manifester devant les hommes des médias. Enfin, les sanctions esquiveraient « bizarrement » les agents d’une certaine tribu, en dépit du fait que d’après le bulletin d’observation affiché par la direction générale le 17 Août 2010, tous les agents dudit service seraient impliqués dans les différents actes de fraudes.
Afin de recueillir la version des faits du principal mis en cause dans cette affaire, le docteur Gérémi Sollè aura refusé de nous recevoir prétextant une fatigue. Toutefois, pour les nombreux employés qui s’estiment être lésés dans la gestion permanente du personnel de l’hôpital, aucune négociation n’est désormais possible. Ces derniers entendent dans les prochains jours requérir l’intervention du chef de l’Etat, afin d’exiger le départ immédiat de cet homme qui aura transformé l’hôpital Laquintinie de Douala depuis son arrivée, en un univers dominé par le tribalisme, le retour du désordre et la précarité des employés.
Paul Tonye Njel
