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Au cours de la conférence de presse de Fecafoot, l’on a été surpris d’apprendre que l’équipe nationale de football du Cameroun ne dispose pas d’un Règlement intérieur.« Sur la base de quoi Albert Meyong Zé et Ngom Komé avaient été suspendus, alors qu’il n’y avait pas de règlement intérieur ? », interroge Jean Paul Mpondo de la Crtv. « Çà se faisait à cette époque à tort.
La réforme de la Fifa en 1994 demandant à ce que les sélections nationales soient des entités autonomes appartenant à la Fécafoot, est venue tout bouleverser. Mais le Cameroun n’en a pas tenu compte.
C’est pour cela que les suspensions de Meyong Ze et Ngome Komé étaient juste des mesures internes. Elles ne pouvaient prospérer nulle part. Çà s’arrêtait dans le cadre du Cameroun. C’est pour cela que tous ces textes ont été revisités », répond Francis Mveng. Il ajoute : « si au jour d’aujourd’hui, le ministre des Sports sent et rend compte que le comportement des joueurs est indigne et non conforme à l’esprit patriotique, il doit demander au président de la Fécafoot de lui faire un rapport circonstancié. Et au vu de ce rapport, le ministre des Sports peut décider de saisir la Commission de discipline de la Fécafoot. On ne sanctionne plus un joueur par un papier, la procédure est contradictoire. Et les procédures doivent être respectes et suivies à la lettre ».
Contradictions
Or, il nous souvient que le 19 décembre 2000, le ministre de la Jeunesse et des Sports du temps, en l’occurrence Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt, avait signé la Décision N° 261 portant Règlement intérieur des équipes nationales de football. Ladite décision réglemente le cadre de vie au sein des équipes nationales de football du Cameroun, décrit les droits et obligations des joueurs et des encadreurs. Aussi, elle définit toutes les règles disciplinaires. Parlant des sanctions, l’article 21 stipule : « la grille des sanctions, selon la gravité de la faute commise, est la suivante : avertissement, blâme, exclusion temporaire, radiation. Ces sanctions, en tant que de besoin, sont prononcées par le ministre de la Jeunesse et des Sports sur proposition et approbation du directeur administratif de l’équipe nationale et du directeur des sports ».
Alors que le team press officer des Lions, Linus Pascal Fouda, avoue avoir donné des indices du climat malsain, les responsables du football camerounais, complaisance et cupidité obligent, n’ont pas voulu frapper du poing sur la table. Chacun s’étant contenté des frais de mission en Angola et en Afrique du Sud. Pourtant, la tanière des Lions était devenue un véritable et redoutable panier à crabes. Face aux députés après la honte bue en Afrique du Sud, l’actuel ministre des Sports qui a choisi la paix mafieuse avec la Fécafoot, avait confirmé qu’un climat délétère s’était installé entre les joueurs et l’entraîneur, que des clans existaient dans l’équipe avec une mauvaise fusion entre les anciens et les jeunes, et qu’il y avait un rejet systématique des consignes de l’entraîneur par un groupe de joueurs.
« Les défaites d’aujourd’hui sont l’expression des divisions, des jeux de clan, des querelles intestines et du manque d’harmonie qui règnent entre les joueurs, des combats interpersonnels, des haines et des jalousies qui ont fait leur lit dans le cœur de certains joueurs, des égo surdimensionnés qui n’acceptent pas la présence d’autres talents autour d’eux et des luttes ésotériques », reconnaissait Michel Zoah.
Comment percevait-il tout ce tralala ? Mais, il a choisi ne pas prendre ses responsabilités. Au jour d’aujourd’hui, ce sont seuls les joueurs qi sont jetés en pâture comme si les responsables du football n’avaient aucune responsabilité. Et on demande aux Camerounais de faire preuve de patience. Avec la refondation qu’on crie sur les toits, l’on ose croire que tout sera mis en œuvre pour que revienne dans cette maison l’esprit d’équipe, de patriotisme et de solidarité. Aussi vrai que les responsables du sport-roi camerounais n’oublieront plus qu’ils portent sur leurs têtes toute une nation. Etant donné que le football est l’opium du peuple. Plus, l’équipe nationale est son patrimoine.
J-P.B
