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C’est en France où il se trouve actuellement que l’ex capitaine des Lions Indomptables au Mondial 1998 a appris la bonne nouvelle. Dans un entretien téléphonique accordé à Dikalo, il exprime ses sentiments à la suite de sa nomination.
Dikalo : M. François Omam Biyick, vous êtes désormais l’adjoint de Javier Clemente dans le nouveau staff technique qui va bientôt prendre ses fonctions à la tête des Lions Indomptables du Cameroun. Quels sont vos sentiments à la suite de cette nomination ?
François Omam Biyick : Il faut dire que j’ai accueilli cette nouvelle avec un sentiment de joie et de satisfaction dans la mesure où j’ai été honoré pour occuper un poste aussi prestigieux et très convoité ; ceci prouve une fois de plus que dans mon pays, les valeurs sont prises en compte. Je crois sincèrement que cette consécration est une occasion pour moi d’apporter ma contribution, mon expertise au développement du football camerounais qui a réellement besoin d’un nouveau souffle en cette période très difficile marquée par une prestation inattendue lors de la dernière coupe du monde. Cette marque de confiance sur ma modeste personne me va tout droit au cœur.
D.: Avez-vous été surpris par cette nomination ?
F.O.B : Non. Je suis un ancien footballeur qui a fait ses preuves comme joueur et encadreur. C’est pour cette raison que j’ai déposé un dossier qui présentait un projet bien précis, un plan de travail sur la perception que j’ai du football camerounais pour le futur. Si j’ai été retenu, je crois bien que là-bas, au ministère des sports et à la fédération camerounaise de football, il y a des personnes qui pensent que j’ai le profil de l’emploi. Je crois que ma nomination est également le fruit de mon statut d’ancien footballeur reconverti à l’encadrement technique et la formation des jeunes qui aspirent à cette profession alléchante.
D.: On sait que vous avez postulé au poste de sélectionneur. Vous allez plutôt jouer un second rôle…
F.O.B : La hiérarchisation des responsabilités n’est pas le plus important pour moi. Ce qui est primordial dans cette nouvelle aventure qui va débuter avec l’équipe nationale, c’est d’apporter quelque chose de plus pour relever le challenge. Donc, numéro un ou deux, quelque soit mon rang, je suis un homme heureux.
D.: Vous allez seconder Javier Clemente au sein d’une sélection en perte de vitesse sur le plan des performances, minée par l’indiscipline et la lutte des clans. Peut-on déjà avoir une idée sur la stratégie que vous proposeriez pour un retour à la normale ?
F.O.B : C’est incontestable. Il y a un manque de résultats. La dernière coupe du monde reste un triste souvenir malgré le fait qu’elle a laissé dans les esprits de jeunes joueurs talentueux qui ont plein d’avenir. Il ne reste plus qu’à les accompagner, en leur expliquant la lourde mission qui les incombe de porter le maillot de l’équipe nationale, l’amour de la patrie qui n’a pas de prix. Ils doivent se remettre à l’école du respect des couleurs nationales. Sur ce plan, je peux déjà vous dire que nous ne les laisseront pas franchir la ligne rouge.
D.: Connaissez-vous Javier Clemente ? Etes-vous déjà entré en contact avec lui ?
F.O.B : Je ne le connais pas en tant que tel pour n’avoir pas joué en Espagne. Je sais tout simplement que c’est un grand technicien qui a été le sélectionneur de l’actuelle équipe championne du monde. Je sais aussi qu’il a entraîné de grandes équipes en Espagne. Certains footballeurs camerounais comme Thomas Nkono sont passés à son école. Malheureusement, je n’ai pas pu l’avoir au téléphone depuis les dernières nominations. J’ai hâte de le rencontrer et de discuter avec lui pour avoir une idée sur sa philosophie et son mode de fonctionnement. Il n’y aura pas de problème de communication puisque que parle l’espagnol comme lui.
Propos recueillis par D. Atangana
