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Depuis près d’un mois, le sucre et l’huile de table sont devenus aussi rares que les larmes du chien. Il est difficile de trouver ces deux denrées alimentaires dans les magasins ou boutiques, et si l’on en trouve, il faut payer presque le double du prix.Ce sucre vendu viendrait du Nigeria (Dangoté) et du Brésil (Crystal). Selon chef du dépôt de la Société Sucrière du Cameroun (Sosucam) à Garoua, «les machines de Sosucam à Mbandjock sont à l’arrêt et ceci pour trois à quatre mois. C’est une routine annuelle qui permet la révision des engins », a-t-il déclaré.D’autres sources disent que depuis l’arrêt des machines à Mbandjock, le Cameroun importe le sucre du Congo mais la quantité est très insuffisante par rapport à la forte demande du Cameroun. Selon Alahdji Sali grossiste au grand marché de Garoua «les camions ne peuvent arriver à temps car la route entre le nord et le sud du Cameroun est en très mauvais état».
Quant à l’huile de table produite par la Société de développement de la culture du coton (Sodecoton), le litre qui se vendait à 1065Fcfa le mois dernier est désormais à 1400frs dans certaines villes du grand Nord et reste même introuvable dans certaines localités.
