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Il est aujourd’hui très difficile de situer Célestin Monga au sein des deux principaux camps qui s’affrontent au Cameroun depuis les indépendances à savoir celui du pouvoir et celui de l’opposition et pourtant, l’homme Monga, pour ceux qui le connaissent réellement, ou du moins ses actions dans les années 90, ne manqueront pas de s’étonner sur la posture de cet intellectuel Camerounais aujourd’hui.Monga comme éminence grise et substance humaniste
Monga, comme beaucoup de Camerounais est très intelligent, disons-le sans coup férir ! Il n’y a pas de doute là-dessus./ Mais, en plus de son intelligence, Monga dans sa récente sortie nous apprend également qu’il est sage, puisqu’il ne suffit pas d’être intellectuel pour être sage ; Monga, toujours lui, à travers sa dernière sortie souhaite emprunter définitivement le chemin de la liberté. L’homme libre est celui-là qui est juste, clairvoyant, intellectuel, sage et généreux. En s’opposant au lynchage du gouverneur qui aurait confondu cérémonie funèbre privée et meeting politique, Monga a montré au peuple tout entier qu’il était dépourvu de toute rancune politique.
Ceux qui souhaitent en découdre avec le régime de Yaoundé n’auraient jamais manqué de saisir une telle occasion pour exprimer la haine quasi-folle qu’ils lui vouent depuis 28 ans. Il est important de souligner ici que le régime par panique, impertinence, par inconscience politique et haine folle a brisé les vies, écorchés les derrières, battu les femmes et enfants, les vieux et les vieilles pour préserver une certaine paix (noyée dans une conservation démentielle du pouvoir) très chère à une célèbre politique statique dite pourtant de grande ambition ! Monga à Babouantou a sauvé des vies y compris celles d’une cohorte de curieux et sympathisants venus dire adieu à son Ami de misère. Monga a également sauvé la vie de l’autorité présente qui au lieu de jouer un rôle pacificateur aurait joué les one man Show, attirant le courroux de tout un peuple sur elle. Monga, selon moi, a voulu passer un message d’humilité clair au pouvoir et aux Camerounais. La paix décidemment, n’est pas l’apanage de ceux-là qui la scandent sur les médias qu’ils ont d’ailleurs confisqué au détriment de l’opinion publique. Monga vient de laisser derrière lui la dimension lilliputienne qu’on colle aux Opposants Camerounais pour embrasser un nouveau rôle qui est celui de pacificateur rassembleur
Monga et le discours
À la différence de certaines personnalités Camerounaises qui psalmodient les versets des discours politiques parfois creux, à la fois malveillants et mensongers à « l’égard » des Peuples, Monga préfère parler et en bien pour pas gaver l’auditoire des théories fausses et hasardeuses. Parler des costumes mal coupés qu’endosseraient certains fonctionnaires-dieux exerçants au Cameroun comme il l’a fait était pour moi une métaphore accrochée à une maille qu’il fallait soi-même défaire. Il voulait dire à ceux-là qu’il y a mieux ailleurs par rapport à l’univers dans lequel ils vivent et s’accrochent comme des sangsues enragées, que le monde se modernisait et que les habitudes évoluaient avec le temps. N’est-il pas vrai de dire que certains ministres, dans certains Pays, vont à leurs bureaux à motocyclette ?
Le fonctionnaire est là pour rendre service aux contribuable et non à son supérieur ou aux autorités politiques. On le sait très bien, chaque fonctionnaire camerounais dans son univers est un roi pour ceux qui demandent ses services qu’il monnaye selon ses besoins alimentaires. C’est l’exemple de ce fonctionnaire de police qui, amoureux d’une femme qu’il courtisait du regard dans une gargote de la place dût s’effacer provisoirement en allant ériger un poste de contrôle fictif non loin de l’endroit où il était tombé amoureux pour ensuite venir montrer ses largesses à celle qu’il voulait prendre pour maîtresse. Combien de Camerounais avaient-ils été victimes de ce fou furieux ce jour-là ? En ce qui concerne le discours proprement dit, convenons que Monga est dans son univers quant il tient un.
Monga l’ambiguë Politique ?
Il est très difficile d’affirmer avec exactitude à quel courant politique adhère Monga, c’est le cas pour beaucoup d’intellectuels Camerounais de son acabit qui, généralement, regardent les Leaders actuels d’un regard de condescendance voire même de mépris alors que… Monga à l’image de ses pères attendent-ils le Messie ou jouent-ils les intellectuels modestes et désintéressés à la chose politique ? On a vu Owona Nguini claironner sur les disfonctionnement de l’état, Shanda crier les injustices des pauvres, Achille Mbembé pleurer l’autoritarisme néocolonial(postcolonial), Alain Fogué Mépriser le laxisme de nos dirigeants, Mouangué Kobila sermonner ceux qui ne savaient pas lire nôtre constitution, Pauline Biyong écrire et analyser les faits sociopolitiques, Hilaire Kamga Sensibiliser l’opinion national et internationale sur l’importance de l’implication des masses dans le processus électoral camerounais, mais à quels mouvements politiques appartiennent-ils donc ?
Sont-ils apolitiques parce qu’ils n’appartiennent à aucun courant politique ou tout simplement parce que la politique c’est pour les autres ? Certains ont toujours fait savoir qu’on pouvait aider son pays sans faire de la politique, je conviens avec ceux-là, mais qu’ils s’en tiennent définitivement à leur position puisque les peuples observent ce jeu Machiavélique, cette hypocrisie qui commence à bien emmerder ceux qui avancent à visage découvert. Quand on aime son Pays on le sert sur tout les plan et sans calcul. L’exécration politique que nous signifie Monga et les siens n’est que pure ironie ? Ne veulent-ils pas mouiller davantage leurs Maillots ou essayent-ils de jouer les fins tacticiens question de laisser le chemin qui est actuellement semé d’embûches s’éclaircir ou ont-ils tout simplement un désintérêts au leadership ?
Si on critique c’est qu’on peut faire autrement ; Si on critique c’est qu’on a vu des tares ou des failles dans un système, à ceux-là de briguer des mandats pour montrer l’exemple, parce que, dans les républiques bananières, les critiques positives telles celles énoncées par Monga dans son récent entretien produisent plutôt des effets nocifs à ceux-là qui se croient investis d’un pouvoir divin qui exige qu’ils demeurent ad vitam æternam au affaires,créant par-là le désordre institutionnel indescriptible qui freine nos efforts de développement. Voilà 2011 qui arrive aimeraient-ils (ces intellectuels) trahir une fois de plus leur Pays ?
Que les africains en général et les Camerounais en particulier doivent retenir que l’heure du Messie est ter / mi / née. Nous souhaitons quoiqu’il en soit, beaucoup de Monga au Cameroun et à l’afrique – je voudrais dire des hommes de bon sens. /.
© Correspondance : Alain Nanzé
