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Quarante-sept Camerounais soupçonnés de détournement de fonds dans le cadre d'un projet agricole "comparaîtront dans les prochains jours devant la justice", a annoncé jeudi à Yaoundé un responsable d'un organe officiel de lutte contre la corruption. En 2008, "une mission de vérification des informations relatives au détournement des fonds destinés à l'exécution du +projet maïs+ a été conduite par la Conac (Commission nationale anti-corruption).Selon le document, les 47 suspects, dont le responsable du "projet maïs" et des agents du ministère de l'Agriculture, avaient créé des groupements fictifs de paysans pour justifier l'utilisation des sommes détournées.
Ces récentes déclarations interviennent après la publication le 26 juillet par la même Conac d'une étude révélant que les Camerounais estiment que la corruption se généralise et s'accroît dans leur pays.
Le ministère des Finances est, selon eux, l'administration publique la plus corrompue, suivie de la justice, la sûreté nationale, la gendarmerie et le ministère des Travaux publics, rapporte l'étude.
D'après elle, les "reformes institutionnelles et organisationnelles" n'ont pas produit les résultats escomptés.
Le 16 juin, le gouvernement a lancé le processus d'élaboration d'une Stratégie nationale de lutte contre la corruption, selon M. Massi.
Le pays ne dispose pas de loi traitant spécifiquement de corruption, de sources concordantes.
Pressé par les bailleurs de Fonds internationaux, le gouvernement a lancé en 2004 une opération "Epervier" de lutte contre la corruption dans le cadre de laquelle une centaine de personnes ont déjà été arrêtées.
