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Coopération : François Bozizé attendu à Yaoundé

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francois-bozize-1Le président de la Cemac arrive après le sommet annulé de cette organisation en Centrafrique. Les préparatifs ont redoublé d'intensité que ce soit au Cabinet civil de la présidence de la République ou au ministère de la Communication depuis le week end du 14 novembre dernier en vue de cette rencontre entre le président camerounais Paul Biya et son homologue centrafricain et non moins président de la Communauté économique des Etats de l'Afrique Centrale (Cemac), François Bozizé. Une visite qui intervient notamment après celle annulée des 16 et 17 novembre dernier, et après que la rencontre des chefs d'Etat et de gouvernement de la Cemac qui devait se tenir à Bangui la capitale de la République Centrafricaine à la fin de ce mois de novembre.

Si le programme et la date de la rencontre entre les deux chefs d'Etat n'ont toujours pas été rendu public, l'on peut tout simplement relevé qu'elle est la première du genre depuis le passage de témoin entre les deux hommes à la tête de la Cemac ici même à Yaoundé en mai 2008. Depuis lors, la zone Cemac, la plus en retard en matière d'intégration sous régionale en Afrique a connu en ensemble de secousses. Au rang de ceux-ci, l'on peut citer la disparition d'Omar Bongo Ondimba, l'ancien président gabonais décédé en juin dernier, la grave crise qu'est en train de traverser la banque des Etats membres de la Cemac, la Beac, avec des détournements de fonds au niveau de son agence de Paris. Une situation qui a d'ailleurs amené le gouvernement gabonais, pays d'origine du gouverneur de la Beac a procédé à son rappel, en vue d'amener les instances de décision à procéder à son remplacement. Une démarche qui a été remise en cause par les ministres des Finances de la sous région.

"Clan" Bongo
En rapport avec le décès du président Omar Bongo Ondimba, l'on peut simplement relever que, le chef de l'Etat camerounais se place de plus en plus en nouveau patron de la sous région d'Afrique centrale. Si ses pairs de la sous région s'étaient tous mis en retrait de la scène politique gabonaise, Paul Biya a su jouer les conciliateurs entre les fils du président disparu. On l'a ainsi vu réunir tour à tour à Libreville, Ali Bongo, qui allait se faire élire quelques mois plus tard à la tête de l'Etat et sa sœur Pascaline, jusque-là directrice de cabinet du président défunt. Une démarche qui d'ailleurs avoir eu les effets escomptés, le "clan" Bongo s'étant présenté à cette échéance en rang serrés. Une démarche qui aura d'ailleurs valu toute la reconnaissance du nouveau président élu à son homologue camerounais à qui il a d'ailleurs réservé sa première sortie hors des frontières gabonaises quelques jours seulement après son élection. Autre chef d'Etat qui ne verrait pas d'un mauvais œil Paul Biya jouer le rôle de leader dans la sous région, c'est Idriss Deby Itno. En visite au Cameroun à la fin du mois d'octobre dernier, le chef de l'Etat tchadien avait indiqué que son homologue camerounais était à même de jouer les premiers rôles dans la sous région.

Des prises de position qui interviennent alors que le chef de l'Etat camerounais déclarait sur le perron de l'Elysée aux termes de sa rencontre avec le président français Nicolas Sarkozy le 24 juillet dernier "Le Cameroun est toujours disponible et disposé à coopérer avec tous les Etats africains et notamment les Etats d'Afrique centrale, sans chercher à jouer particulièrement un rôle… " Mais il faut dire que les questions de coopération bilatérale devraient également être au menu des échanges entre les deux présidents. Si le Cameroun et la République Centrafricaine peuvent se targuer d'avoir jusqu'ici eu des relations sans nuages, l'on peut néanmoins relever les incidents récurrents à la frontière commune entre les deux pays. Incidents qui sont souvent le fait de coupeurs de routes et de voleurs de bétails opérant de part et d'autre de cette frontière qui malheureusement comme l'une des plus poreuses de la sous région.

Jean Francis Belibi
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