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Le gouvernement camerounais et la Société Oriz-Cameroun ont signé, mardi, un accord cadre pour la production de riz à grande échelle dans la région de Maga (Nord du pays), a appris APA de source officielle. Cette à capitaux camerounais et italiens compte s’investir sur une superficie de 2000 hectares de terres, mais aussi installer une unité de transformation locale pour une production de 200.000 tonnes de riz d’ici 3 ans.Cette production sera, apprend-on, portée à 400.000 tonnes dans les 5 prochaines années, de manière à satisfaire la demande nationale.Les premiers semis sont attendus en mars 2011, pour une récolte prévue en juillet suivant.
Cette annonce vient renforcer la volonté du gouvernement camerounais de mettre un terme aux importations tous azimuts de riz dont la demande nationale qui est estimée à 600.000 tonnes.En effet, selon une récente enquête de l’Institut national de la statistique (INS), le Cameroun importe annuellement 85.000 tonnes de riz pour une valeur totale de 75 milliards FCFA.
Ainsi, voici quelques semaines, l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD) a octroyé 10 tonnes de semences améliorées de riz à 2500 agriculteurs pour booster la production.Mais à Maga, les investisseurs camerounais et italiens risquent d’être confrontés à des poches de résistance des riverains et de certains spécialistes, qui invoquent des problèmes d’espace et de gestion de l’eau retenue dans une digue construite en 1978 pour une capacité de 580 millions de mètres cubes d’eau, et qui selon eux est aujourd’hui obsolète.
S’agissant des terres cultivables, le directeur général de la Société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua (SEMRY, société d’Etat), Marc Samatana, s’exprimant récemment dans la presse, a affirmé que « tous les périmètres aménagés ont été attribués aux riziculteurs, il est aujourd’hui difficile de trouver dans la région de l’espace parce que certains autres opérateurs privés ont fortement investi et attendent rentrer dans leurs fonds après plusieurs années d’exploitation par les occupants ».
