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Organisation : Ça coince !
Deux jours après le début du tournoi, athlètes et officiels se plaignent du manque de matériel. Quelques éclats de voix proviennent de la tribune du Palais des sports de Yaoundé ce mercredi après midi, alors que les athlètes prennent part au championnat d’Afrique d’haltérophilie qui a démarré un jour plus tôt (le 3 août dernier).
Les performances des athlètes ne sont applaudies que par leurs coéquipiers, alors que selon Didier Onana, le chargé de la communication du tournoi, « le comité d’organisation avait tout prévu pour que le public soit suffisamment informé de cette compétition ». Dans une salle qui a résonné creux toute la journée d’hier, les athlètes messieurs de la Tunisie, du Maroc, d’ l’Île Maurice, de la Lybie, d’Afrique du Sud et de Madagascar ont démarré la compétition par une partie d’arrachée et d’épaulée jetée, alors que rien n’était prêt.
Tout était prévu pour commencer à 10 h, selon le programme publié par la Fédération camerounaise d’haltérophilie (Fécahalt) et les athlètes étaient prêts depuis 8 h, avant que le comité d’organisation ne les informe que la compétition démarrera avec quelque retard. Après plusieurs renvois, elle a débuté à 14 h. Les raisons ? Aucune n’a été dévoilée par les responsables de la Fécahalt. Seul le speaker ne cessait de marteler : « L’homme a crée la machine, mais la machine finit toujours par le trahir ». Comme pour dire que la compétition ne démarrait pas à cause du mauvais fonctionnement des ordinateurs, ou du plateau qui n’était pas bien installé. Mais le reporter du Jour a appris de certains officiels que le matériel pour démarrer la compétition n’était pas encore disponible. « Celui qui a été commandé par la Fécahalt en Europe n’est pas encore à Yaoundé », nous a confié Esther Montgomery, ancienne haltérophile sud-africaine et membre du comité d’organisation. « C’est vrai que la compétition est bien organisée, mais il manque du matériel. Nous remarquons par exemple qu’il manque des barres et je dois quand même dire que tout n’est pas prêt », a poursuivi Esther Montgomery, qui a par ailleurs avoué que toutes les conditions n’étaient pas réunies au Palais des sports pour permettre aux athlètes de se réchauffer, comme l’exige le règlement en haltérophilie.
Outre les problèmes liés au matériel, certains athlètes se plaignent de leurs conditions de travail. Il ressort de ces plaintes que les sites d’entraînement ne sont pas toujours adéquats pour une compétition comme les championnats d’Afrique. Les athlètes tunisiens ont par exemple refusé de s’entraîner à l’Institut national de la jeunesse et des sports (Injs), sous prétexte que le site n’est pas approprié. « Les conditions de travail ne sont vraiment pas bonnes, il n’est pas évident de disputer les championnats d’Afrique dans cette situation. Nous n’avons par exemple pas le matériel qu’il faut. Il y a une grande différence entre le matériel disponible en Tunisie, celui que nous avons l’habitude d’utiliser et celui que nous utilisons ici », déplore Ramzy Bahlouj, athlète tunisien de la catégorie des 77 kg.
