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Produit intérieur brut : 3,3 % de croissance prévus en 2010

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Marche_fruitLe ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire entrevoit la reprise, après la chute de 2009. Selon le document intitulé « Perspectives de l’économie camerounaise », dans sa troisième parution (avril 2010), l’économie nationale a été fortement affectée par la crise financière en 2009. A 1,8%, la croissance du PIB chute, de 1,1% par rapport à 2008. Le secteur primaire affiche une évolution sectorielle de 2,7%. Un chiffre en baisse, comparativement aux 5,3% de 2008 et 5,9% de 2007. La production du caoutchouc a baissé de 3%, sept fois moins que son chiffre d’affaires qui affiche un manque à gagner de 21%. L’huile de palme ne fait pas mieux. Sa production a chuté de 5% et son chiffre d’affaires de 20,5%. La banane, pour sa part, perd 8,6% de son chiffre d’affaires, mais respecte la tendance haussière que connaît sa production avec un plus de 2,4%. De même, le café (9,3%), le cacao (14%) et le coton (38%) ont enregistré une avancée de leur production en 2009.

Les indicateurs du secteur secondaire, eux, ont plongé dans le rouge, -2,1%. Le document rapporte que les produits pétroliers ont subi de plein fouet les effets de la crise internationale. Ils détiennent la plus pale copie avec -13%. Seule note positive dans ce secteur, les industries alimentaires, 4,5%. Hormis le sucre et le savon, les produits des agro industries se sont bien comportés. La palme revient à l’industrie brassicole dont la production et le chiffre d’affaires ont fait des bonds de 14% et 19% respectivement. Mais dans l’ensemble de l’économie en 2009, c’est le secteur tertiaire qui fait le plus de recettes. A 3,5% son taux de croissance est meilleur que celui de 2008 (2,6%), mais toujours en baisse par rapport à la performance de 2007 (5%).

Au regard des « Perspectives de l’économie camerounaise », un vent d’optimisme souffle néanmoins sur les prévisions pour cette année. Mais pour asseoir sa croissance économique et profiter de la légère reprise du moment, le Cameroun doit mener à bien son programme d’investissement, pour atteindre les 25% requis en vue de son éclosion. Des études montrent, en effet, que l’investissement est un moteur de la croissance. Aussi le document préconise-t-il un meilleur financement de l’économie à travers le secteur bancaire, le secteur financier non bancaire (bourse) et un partenariat public/privé renforcé.
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