Occupation de la voie publique : Encore des récalcitrants



Les populations continuent d’installer des bâches et des étals sur la chaussée au mépris de la réglementation en vigueur. Depuis quelques jours, il est difficile d’emprunter l’axe Bépanda Boulangerie de la paix. Les membres d’une famille endeuillée ont décidé d’occuper la chaussée quasiment tous les soirs. Regagner son domicile devient un véritable parcours du combattant. Il faut passer par les ruelles pour regagner d’autres axes routiers.
Ce phénomène qu’on croyait disparu, reprend du poil de la bête à Douala. Plusieurs quartiers de la ville sont concernés. Lors des deuils, des fêtes, funérailles et l’autres cérémonies qui demandent de l’espace, on barre la route systématiquement.
Et ce sont les voies principales qui sont le plus souvent sollicitées. Lorsque c’est un deuil, dès les premières heures de la matinée, les populations installent des chaises de part et d’autre de la chaussée, bloquant de fait la circulation. Et bonjour les embouteillages. Ce ne sont pas les seuls cas. Du côté de Bépanda « double balle » ou encore à l’entrée du marché New-Deido, les commerçants ont installé leurs étals sur la chaussée. Les voitures manquent à chaque fois de les écraser. Cependant, cela ne semble émouvoir personne pour autant. D’après la réglementation en vigueur, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala est la seule personne habilitée à délivrer une autorisation de l’occupation partielle de la voie publique. La procédure à suivre est une demande d’autorisation avec plan de localisation à l’envers de la demande. Une mission descend alors pour s’assurer que cette occupation n’est pas une entrave à la circulation des automobilistes et autres usagers de la route. D’autre part, la route à barrer ne doit pas se trouver entre deux carrefours. Lorsque le dossier est complet et qu’il ne pose pas de problème, le délégué donne le quitus. Juste après la cérémonie, les populations doivent immédiatement libérer la chaussée. Malheureusement, ce n’est pas souvent le cas.