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Rien ne sera plus comme avant dans le processus d’importation des produits alimentaires à destination du Cameroun. Ainsi en a décidé l’Anor, l’Agence des normes et de la qualité. C’est la quintessence d’une réflexion qui a duré plusieurs mois et dont les conclusions ont été données hier à Yaoundé par le directeur général de cet organisme M. Boto’o à Ngon Boniface Charles Guy René. Ce sont des résultats qui intègrent les avis de la société civile et des opérateurs économiques opérant dans le secteur de l’agro-alimentaire.
On sait que les uns et les autres se plaignaient sur cette surabondance des produits alimentaires importés dans les étals de commerce et dont la plupart, d’après leur avis, était de qualité douteuse.
Pour palier dorénavant à cette situation, l’Anor a rendu public une nouvelle procédure de certification pour l’importation des produits alimentaires. C’est un dispositif de filtrage qui vise à s’assurer que ces produits importés sont également mis sur le marché dans les différents pays de provenance.
L’Anor a aussi levé la dérogation qui donnait la possibilité aux importateurs de dédouaner leurs marchandises avant de les soumettre aux laboratoires de contrôle. L’expérience à montré qu’une fois les cargaisons dédouanées, elles se retrouvaient directement sur les marchés, aux risques et périls des consommateurs, exposés à toutes sortes de maladies. Les produits qui sortent du Cameroun pour l’étranger seront soumis à la même rigueur pour assurer la promotion du label Cameroun. Cette traçabilité vise avant tout à l’Agence des normes et de la qualité d’accomplir ses missions dans le strict respect des accords signés avec l’Organisation Mondiale du Commerce, l’Omc.
L’association des producteurs camerounais de pâtes alimentaires qui avait saisi le ministre du Commerce M. Luc Magloire Mbarga Atangana pour se plaindre du non respect des normes en matière d’importation des pates alimentaires est désormais servie. Mais, cette nouvelle donne ne permettra pas aux et aux autres de voir le bout du tunnel dans la mesure où il faudra gagner une autre bataille, celle des prix et de la qualité. Il ne suffit pas seulement d’accuser injustement l’Anor, comme le fait Celestin Tawamba, de faire la promotion des industries étrangères. Il nous semble que les industries locales ne sont pas suffisamment outillées pour affronter la concurrence.
Arthur G. Bakande
