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Dans le cadre d’une rencontre tenue au Gicam, les acteurs des Organisations de la Société Civile et les professionnels des médias ont dressé un bilan de leurs relations pour une meilleure collaboration. Etant conjointement au service du développement et du changement de la société, les médias et la société civile constituent des acteurs importants dans la bonne gouvernance mondiale. Cette similitude d’objectifs qui, n’échappe pas à la règle au Cameroun et devrait faire l’objet d’une action concertée, présente cependant de nombreuses limites dans son application.
Par ailleurs, si les uns semblent pointer les autres du doigt, dans ce ping-pong d’invectives, le chemin vers la concertation pour une nette amélioration des appréhensions de la société civile, est encore loin d’être atteint. Une visée que s’est fixée l’Association Presse Jeune, soutenue par le Programme Pasoc, en invitant les différents protagonistes pour une réflexion probante.
Débat
Durant les débats qui ont permis de dresser un diagnostic des relations entre Médias et Organisations de la Société Civile, plusieurs points ont été retenus. Pour les acteurs de la Société Civile, le relai des informations par les médias sont un parcours du combattant miné soit par le monnayage préalable ou par des prises en considération péjorative des activités des Osc. Un point de vue infirmé immédiatement par les professionnels des médias.
En effet, pour les journalistes, le problème ne réside pas au niveau de l’accès aux médias, mais au niveau de la confusion civile entre l’information et la communication, de la part des organisations de la société. Une confusion qui, du point de vue de la plupart des journalistes, devrait amener la société civile à comprendre que les problématiques proposées par cette dernière ne correspondent pas souvent aux impératifs éditoriaux d’information des journalistes et de leur rédaction. Une incompréhension renforcée par le système concurrentiel des médias, en perpétuel perte d’obédience au Cameroun. De ce fait, après avoir défini la société civile, donné son objet et ses spécificités, souvent mal cerné par les journalistes, la troisième phase de l’atelier à servi à formuler des recommandations pour amélioration réciproque des rapports.
Recommandations
La finalité des discussions a favorisé d’une part, une redéfinition de la profession de journaliste, secteur de plus en plus entaché d’amateurs à la recherche du pécuniaire. Dans cette perspective, un tri préalable devrait être opéré par les acteurs de la société civile afin de définir les acteurs compétents parmi les médias à fidéliser. D’autre part, afin de participer à un rendu efficace des informations des activités de la Société civile par les médias au Cameroun, les participants ont formulé le vœu de renforcer la coopération et la coordination entre les deux entités à travers des formations et des partenariats stratégiques. Un objectif que les organisateurs, par le biais du président de l’Association Presse Jeune Thomas Tchetmi, ont promis d’atteindre avec l’appui de tous.
Paul Tonye Njel
